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Exposition du système du monde / par M. le comte Laplace
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DU SYSTÈME DU MONDE.

de la Société Royale de Londres , et aux sollicitations de Halley,ilpublia son ouvrage des Principes. LUniversité dont il était membre,le choisit pour son représentant, dans le parlement de conventionde 1688, et dans celui qui fut convoqué en 1701. Il fut nommédirecteur de la monnaie, et créé chevalier par la reine Anne : éluen 1705, président de la Société Royale de Londres , il le fut sansinterruption jusquà sa mort arrivée en 1727. Enfin , il jouit de laplus haute considération, pendant sa longue vie ; et sa nation dontil avait fait la gloire, lui décerna les honneurs funèbres les plusdistingués.

En 1666, Newton retiré à la campagne, dirigea pour la premièrefois, sa pensée vers le système du monde : la pesanteur des corpsau sommet des plus hautes montagnes, à très-peu près la mêmequà la surface de la terre, lui fit conjecturer quelle sétend jusquàla lune 5 et quen se combinant avec le mouvement de projectionde ce satellite, elle lui fait décrire un orbe elliptique, autour de laterre. Pour vérifier cette conjecture, il fallait connaître la loi dediminution de la pesanteur. Newton considéra que si la pesanteurterrestre retient la lune dans son orbite, les planètes doivent êtreretenues pareillement dans leurs orbes, par leur pesanteur vers lesoleil, et il le démontra par la loi des aires proportionnelles auxtemps ; or il résulte du rapport constant trouvé par Kepler, entreles carrés des temps des révolutions des planètes, et les cubesdes grands axes de leurs orbes, que leur force centrifuge, et parconséquent, leur tendance vers le soleil, diminue en raison du carréde leurs distances à cet astre; Newton transporta donc à la terre,cette loi de diminution de la pesanteur. En partant des expériences deGalilée sur la chute des graves, il déterminai# hauteur dont la luneabandonnée à elle-même descendrait vers la terre, dans un courtintervalle de temps. Cette hauteur est le sinus verse de larc quelledécrit dans le même intervalle, sinus que la parallaxe lunaire donneen parties du rayon terrestre; ainsi, pour comparer à lobservation,la loi de la pesanteur réciproque au carré des distances, il était né-cessaire de connaître la grandeur de ce rayon. Mais Newton nayantalors, quune mesure fautive du méridien terrestre, il parvint à unrésultat différent de celui quil attendait; et soupçonnant que des