454 EXPOSITION
par la condensation des zones de vapeurs, qu’elle a dù en se refroi-dissant , abandonner dans le plan de son équateur.
Rappelons les résultats que nous avons donnés dans le dixiémechapitre du livre précédent. L’atmosphère du soleil ne peut pass’étendre indéfiniment : sa limite est le point où la force centrifugedue à son mouvement de rotation balance la pesanteur ; or à mesureque le refroidissement resserre l’atmosphère, et condense à la surfacede l’astre, les molécules qui en sont voisines, le mouvement derotation augmente ; car en vertu du principe des aires, la sommedes aires décrites par le rayon vecteur de chaque molécule du soleilet de son atmosphère, et ^projetées sur le plan de son équateur rétant toujours la même; la rotation doit être plus prompte, quandces molécules se rapprochent du centre du soleil. La force centrifugedue à ce mouvement, devenant ainsi plus grande; le point où lapesanteur lui est égale, est plus près de ce centre. En supposantdonc, ce qu’il est naturel d’admettre, que l’atmosphère s’est étendueà une époque quelconque, jusqu’à sa limite; elle a dù, en se refroi-dissant, abandonner les molécules situées à cette limite et auxlimites successives produites par l’accroissement de la rotation dusoleil. Ces molécules abandonnées ont continué de circuler autourde cet astre, puisque leur force centrifuge était balancée par leurpesanteur. Mais celte égalité n’ayant point lieu par rapport auxmolécules atmosphériques placées sur les parallèles à l’équateursolaire, celles-ci se sont rapprochées par leur pesanteur, de l’atmo-sphère , à mesure qu’elle se condensait, et elles n’ont cessé de luiappartenir, qu’autant que par ce mouvement, elles se sont rappro-chées de cet équateur.
Considérons maintenant les zônes de vapeurs, successivementabandonnées. Ces zùnes ont dû, selon toute vraisemblance, formerpar leur condensation et l’attraction mutuelle de leurs molécules,divers anneaux concentriques de vapeurs , circulans autour dusoleil. Le frottement mutuel des molécules de chaque anneau a dûaccélérer les unes et retarder les autres, jusqu’à ce qu’elles aientacquis un même mouvement angulaire. Ainsi les vitesses réellesdes molécules plus éloignées du centre de l’astre, ont été plusgrandes. La cause suivante a dù contribuer encore à cette différence