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HISTOIRE DES BALLONS
verticale; cette condition est indispensable au succès des obser-vations. La nacelle se balance librement entre un double trapèzede suspension fort bien combiné. Un dynamomètre, reliant lecâble d’ascension à l’ensemble du système, permet de mesurerla force ascensionnelle au moment du départ, et d’avoir à chaquemoment de l’ascension la traction que produit l’aérostat sur lecâble.
Le câble a 5 oo mètres de longueur; un fil de cuivre isolé estenroulé dans ses spires; ce fil conducteur permet aux officiers àterre d’être en communication téléphonique permanente avec lesobservateurs dans la nacelle.
Les organes d’arrêt tels que corde-frein et ancre, qui doiventêtre employés en cas d’ascension libre, ont été construits dansles meilleures conditions de solidité et d’efficacité.
L’aérostat captif que nous venons de décrire est gonflé aumoyen d’un générateur à gaz hydrogène pur, à fonctionnementcontinu. L’appareil, où l’on utilise la décomposition de l’eau parle fer et l’acide sulfurique, est monté sur un chariot à quatre rouesque deux chevaux peuvent traîner facilement. Il se compose d’unbouilleur en tôle garni de plomb pour résister à l’acide ; ce bouil-leur ou générateur est surmonté d’un gueulard pour recevoir latournure de fer; le tout est hermétiquement clos au moj'end’une fermeture hydraulique à boulons.
L’eau et l’acide sulfurique nécessaires à la réaction sont distri-bués automatiquement dans les proportions convenables, par descorps de pompe actionnés au moyen d’un petit moteur à vapeurspécial. La vapeur d’eau est amenée par un gros tube de caout-chouc qui rejoint la chaudière de la machine motrice dont nousallons parler un peu plus loin. A sa sortie du générateur, le gazpasse dans le laveur où il barbote dans une eau sans cesse renou-velée par une pompe spéciale montée sur la bielle du moteur ;puis, de là, il traverse les deux sécheurs ou épurateurs contenantde la soude caustique et du chlorure de calcium dont nous avonsrecommandé l’emploi, à la suite de nos expériences de navigationaérienne de 1 883 et de 1884.
Le résidu de la réaction, formé d’une dissolution de sulfate de