LES AÉROSTATS MILITAIRES
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fer, s’écoule constamment au dehors du générateur par un tuyauadapté à un siphon de déversement.
Le poids de l’appareil à gaz monté sur son chariot est de2800 kilogrammes; la production du gaz hydrogène est de 260 à3 oo mètres cubes par heure de marche effective.
Le treuil à vapeur pour la manœuvre des ascensions est égale-ment monté sur un chariot à quatre roues. Il comprend unechaudière verticale, avec tube système Field. Cette chaudièrefournit la vapeur à une machine motrice à deux cylindres, quiactionne un arbre dont les manivelles sont conjuguées à angledroit. Sur cet arbre est le système d’engrenages qui actionne lespoulies de touages ou de traction ; le câble, en se déroulant de labobine placée sous le siège du conducteur du chariot, circule dansce mécanisme, et se trouve enfin relié à l’aérostat par l’intermé-diaire d’une poulie à mouvement universel installée à la partiesupérieure du chariot. Cette poulie obéit à toutes les inclinai-sons du câble, comme cela avait lieu dans le système d’aérostatscaptifs d’Henri Giffard. La partie mécanique est complétée parun frein à air, modérateur de la vitesse d’ascension du ballon,et par un frein de sûreté pour l’arrêt.
L’ensemble du matériel mécanique complet pèse 2 5 oo kilo-grammes, et la puissance effective pouvant être développée parla machine motrice est de 5 chevaux sur l’indicateur des pistons.La construction mécanique que nous venons de décrire a étéétudiée avec beaucoup de soins par M. Corot, ingénieur qui en asurveillé l’exécution dans les ateliers de la Société lyonnaise del’avenue Suffren.
En outre des deux chariots formant le générateur d’hydrogèneet le treuil mécanique, le parc aéronautique comprend un troi-sième chariot porteur, dans lequel on place le ballon plié avec sanacelle et ses accessoires. Ce chariot avec le matériel qu’il contientpèse 2200 kilogrammes. Un parc aéronautique complet atteintpar conséquent le poids total de 7 5 oo kilogrammes qu’il s’agitde transporter sur trois chariots spéciaux. Les approvisionne-ments nécessaires au gonflement du ballon et au fonctionnementde la machine, c’est-à-dire le fer, l’acide sulfurique et le charbon,