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1801 - 1890.
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143
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I.IiS BAI.I.ONS DIRIGEABLES

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mercure nous permet de faire fontionner il volonté' six, douze,dix-huit ou vingt-quatre éléments, et dobtenir ainsi quatre vi-tesses différentes de lhélice, variant de soixante à quatre-vingtstours par minute. Avec douze éléments en tension, nous avonsconstaté que la vitesse propre de laérostat dans lair était insuf-fisante, mais au-dessus du bois de Boulogne , quand nous avonsfait fonctionner notre moteur à grande vitesse, à laide des 24 élé-ments, leffet produit sest trouvé être tout différent. La transla-tion de laérostat devenait subitement appréciable, et nous sen-tions un vent frais produit par notre déplacement horizontal.Quand laérostat faisait face au vent, alors que sa pointe delavant était dirigée vers le clocher de léglise dAuteuil, voisinede notre point de départ, il tenait tête au courant aérien et res-tait immobile, ce que nous pouvions constater en prenant sur lesol des points de repère au-dessus de notre nacelle. Malheureu-sement, il ne restait pas longtemps dans cette position favorable,et quand il avait bien fonctionné pendant quelques instants, ilse trouvait soumis tout à coup îi des mouvements giratoiresque le jeu du gouvernail était impuissant fi maîtriser complète-ment. Malgré ces rotations que nous avons trouvé le moyen dévi-ter dans des expériences ultérieures, nous avons recommencé lamême manœuvre pendant plus de vingt minutes, ce qui nousa permis de stationner sensiblement au-dessus du bois de Boulogne .

Quand nous avons essa3é de nous déplacer en coupant levent dans une direction perpendiculaire à la marche du courantaérien, le gouvernail se gonflait comme une voile et les rotationsse produisaient avec beaucoup plus dintensité. Nous estimons,daprès ces faits, que la position que doit occuper un navireaérien doit être telle que son grand axe ne fasse avec la ligne duvent quun angle de quelques degrés.

Après avoir procédé aux expériences que nous venons de dé-crire, nous avons arrêté le moteur, et laérostat a passé au-dessusdu Mont-Valérien . Une fois quil eut bien pris lallure du vent,nous avons recommencé à faire tourner lhélice, en marchantcette fois dans le sens du courant aérien; la vitesse de transla-