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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
par des hommes d’idiome béarnais, au sud du village d’Urt, cette lignese développe sur le liane des coteaux qui dominent le fleuve entre Bayonne et Bidaehe, et par de nombreuses sinuosités va rejoindre le pic d’Anie,la dernière montagne de la grande chaîne pyrénéenne. Il ne paraît pasque les frontières du basque et du béarnais se soient déplacées depuisles origines du moyen âge. Le noble idiome des Euskariens n’avait point àreculer devant le béarnais, langage à peine plus littéraire et dépourvu del’influence exceptionnelle que donne la domination politique. Ce que le
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béarnais n’a pu faire, le français le fera certainement, non de vive force,mais par de lentes modifications. Quand tous les indigènes parleront lesdeux langues, ils finiront par négliger celui des deux idiomes qui leur serale moins utile. Actuellement, il faut le dire, ce qui protège le basqueavec le plus d’efficacité contre les envahissements du français , c’est l’igno-rance dans laquelle se trouvent encore les populations : elles n’éprouventguère le besoin d’agrandir leur horizon intellectuel par l’usage d’une langueplus policée que la leur. D’après les statistiques les plus récentes, une moitiédes hommes et les deux tiers des femmes du pays euskarien sont complète-