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Tome I. IIe. Partie.
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DU THÉÂTRE D AGRICULTURE.

pour en faire des basses, ni au contraire $le gain estant plus asseuré, de les prendrechacune de son semblable , pour conti-nuer leur train sans altération : néant-moins se dispense-on quelques-fois surcest article selon les occurrences, à quoi

A*h r «ni- est i' C cnilse prudente considération. Que

cuber sur le J ±

chois du la fertilité des raisins en abondante an-

comptant. , , , . » , ,

nee, ne vous deçoive : car en saison richede vendange , toutes sortes de vignes,j usques aux moins prisées , fructifientlargement. En voyant un ou deux raisinsen un sarment, ne lestimés pourtant desmeilleures races : mais plustost faictes casdes espèces qui en temps presque stérile,produisent à foison , et de celles dontchacun sarment jette trois ou quatre rai-sins ou davantage. Gardés aussi destretrompé aux noms des raisins , en la re-cerclie desquels gist plus de curiosité ,que davantage -, voire telle confusion ,que sy arrestant, on 11en pourroit avoiraucun plaisir. La révolution des siècles ,et distance des lieux, ont tellement di-versifié les appellations des raisins , quàpeine sentend-lon aujourdhui de terroirà autre, je ne dirai pas de province à pro-vince. Car ici lon nomme telle sorte deraisin , qui est blanche et liastive, quise treuve noire et tardive : estant telle-ment grande la diversité en cest endroit,quaucun fondement ny peut estre assis.La cognoissance du seul raisin musquatnous reste , dentre linfini nombre desautres, à ce nom recogneu par toutesnations. Les Antiques le nommoientapian , des mousches-à-miel, dictes enlatin, apes; bien que ce nom jruisse estrecommuniqué à une autre sorte de raisin,à laquelle les abeilles sattachent commeau musquat ; à ceste occasion par dau-

cuns appellée , abeillanne , estant decouleur blanche. Quant aux autres es- ZmmLpèces , ce sont lettres-clozes pour nous ,ce que les Anciens agricoles, Hésiode , ciem -Magon, Caton, Vari'on, Virgile , Pal-ladius, Columelle , Pline , ConstantinCésar, et autres escrivent de leurs vignes,aminées, vénunculles, ceraunies , deRodes, de Nurnidie , maronnées, ve-suviennes , nomentanes, visules , eu-génies ou de bonne nature , helvoles,argites , cocolubes, basiliques ouroyales , perqualanes , fregellanes ,murgentines, albuelis, visida, dAlbi,helveuques , duracins , dracontion,amethyslon , beruières, archelaques ,scipiones.

Non-plus aujour-dhui ne sont indifïë-remment recogneus par toutes les pro-vinces , les noms des raisins , dont lonuse le plus en divers endroits de ceroyaume , qui sont, nigrier, pinot,pique-poule , meurlond,Joirard, bru-rnestres , piquardant, ugnes , caunés,samoyran, ribier, beccane, pounhete,rochelois, bourdelois, beaunois, mal-voisie, mestier, mari'oquin , bourbou-lenc, colitor, voltoline, corinthien oumarine-noire, grecs, salers, espai-gnols , augibi , clerele , prunelat,gouest, abeillane, pulceau , tresse au,lombard, morillon, sai'minien , cha-tus, la bernelle, et autres infinis , quilseroit impossible de représenter par lemenu. Virgile en donnant ce tesmoi-gnage , dit que :

La vigne est différente

En autant de surnoms ,

Comme on void abondante

La Lybie en sablons.

Pour laquelle confusion de noms , nest