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TROISIESME LIEU
possible assigner à chacune espèce de rai-sins, sa place et son particulier gouver-nement , bien-que pour l’avantage de lavigne , cela fut à désirer; car commentpourrions-nous exactement ordonner deces choses, veu que ne recognoissons dutout les noms desquels est question (11)?arretil'/âüx O r quelques noms qu’aient nos vignes,nom, ja rat- n q m porte, pourveu qu’elles soient de lauur bonté, bonté requise. Et afin qu’elles respondentànostre intention, est nécessaire en la re-cherche du comptant, celle grande curio-sité du père-de-famille , consistant enson œil et jugement dont avons parlé :laquelle défaillant, défaudra aussi à sonvignoble ce que plus il y désire. Ou seroitqu’il f ut pourveu de quelque suffisant vi-gneron , duquel la science et la fidélité nelui fussent suspectes : qu’il payera large-ment, et non à prix de ceux qui commu-nément manient la terre. Avec raison in-sistons-nous tant sur cest article, puis-quela mauvaise plante couste autant à esleveret entretenir , que la bonne : et que laterre n’est plus occupée à la nourriture del’une que de l’autre. Cependant qui nevoid la différence de l’une à l’autre ? Nemonstreroit-il pas défaillir en sens com-mun , celui qui préfereroit l’infertile à lafertile, ou seulement, par imprudenteparesse , les esgaleroit ensemble? D’au-tant mesme que c’est chose qu’on ne re-faict tous les ans , que la vigne (commeles semences des jardins et terres-à-grains)laquelle estant mal choisie en son com-mencement , ne peut apporter que des-dain , voyant perdre la despence em-ployée à son eslèvement. Donques , cu-rieusement doit-on aviser à ne se décevoirau planter de la vigne , puis qu’il y atant de difficulté à en amender les dé-
fauts ; et qu’elle est destinée pour durerlonguement ; voire en d’aucuns pays,plusieurs générations.
Par raison et expérience , ne doiventestre retenus pour bons , autres maillots ,mailletons , crocètes (diversement nom-més selon les contrées ; et ainsi dicts ,pour la ressemblance qu’ils ont avec lescrosses et maillets, à cause du vieil boisqu’on leur laisse au bout), et chapons, queceux qu’on tire d’un cep fertil, et en-cores en la partie d’icelui la plus asseu-rée en fécondité. Ou y a du chois, d’au-tant que tout ce qui vient d’un bon cep ,n’est pourtant bon à fructifier, ains seu- En quellelement ce qu’il jette sur le bois tendre de r fùt‘tueWrl’année précédente, qu’on appelle teste- ,a cr ‘ ,c “ e 'de-rapport, ou pourtoirs, parce qu’il ap-porte le fruict : non ès rejettons sortansdu bois dur du cep en bas , qui sont fauxbourgeons , ni aussi ès parties plus esle-vées ; ains seulement ce qui naist au mi-lieu du cep. Le demeurant, bien-quegros et ch u, qui n’a aucun fruict, monstreseulement l’image de fertilité , sans nuleffect : dont vous provoyant , ce seraplus-tost cultiver la vigne pour couver-ture et ombrage , que pour la vendange :ayant l’ignorance de ne sçavoir bien choi-sir les crocètes ou maillots, causé pre-mièrement nos vignes estre peu fertiles,et après, par mauvais gouvernement ,devenir du tout stériles. De la fertilité Marques Je
. x \ V 1 fertilité en la
requise es crocetes , font preuve les tron- croate.çons des raisins restans sur les sarmens,où sera aisé prendre avis : rejettant ,comme infructueux, ceux où tels signesne paroissent, pour le doubte de perdreet peine etdespens. Aussi est-ce tesmoi-gnage de fertilité, que d’avoir les yeuxprès-à-près l’un de l’autre : estans tous-
jours