DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.
f.tchaalauètr despence , mais aussi de grand rapport :r iuLm/que 'i a pour laquelle cause , sans avoir esgardaux £„ a is de l’entretenement , est ellebeaucoup prisée , couchée au premierrang de fertilité, et au second de bontéde vin : et en ceste qualité-ci, ne céde-roit guères à la basse , si de mesme qu’enLanguedoc et autres semblables endroits,le climat la favorisoit, et l’on s’abstenoitde la fumer. Estant raisonnable de con-clurre , que , ou le défaut de bois pourle soustenement des vignes , ou l’igno-rance des vignerons , cause ès pays mé-ridionaux , se servir plustost des vignesbasses, que des eschalassées. Et est vrai-semblable , que si en Languedoc et envi-rons la vigne estoit façonnée à la fran-çoise , la quantité du vin s’y augmente-roit merveilleusement, à cause du grandnombre de ceps dont la vigne eschalasséeest composée, et de sa conduite, sansque la bonté du vin en fut de beaucoupempirée, croissans les raisins assés prèsde terre. Avec aussi ceste notable utilité,qu’estans les ceps fermement attachés auxpaisseaux , et les jettons de la vigne , etles raisins, demeureroient asseurés contrela violence des vents (fréquente tempestede tel pays , dégastant la pluspart desfruicts) et de la pourriture, ne traînansà terre.
Touchant les autres vignes appuyées ,aucune d’icelles ne requiert estre géné-ralement provignée , ains seulement à lamanière des basses, avec lesquelles ontde commun telle œuvre : aussi, commeelles , maintiennent leurs rangs, jusqu’àleur fin , sans s’y confondre. Désirentpour leur appui , grande quantité debois , estant nécessaire d’y employer despaux, fourches, perches, et oziers. Moins
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toutes-fois à celles à lignolot, qu’aux Joignes à
. i> . . >11 lignolot.
autres , d autant qu elles se contententd’une barrière à droicte ligne , dont ellestirent le nom, posée sur des petits pauxfichés droictement dans terre : de laquellen’estans ces barrières-là, relevées guièresplus de deux à trois pieds, cause le vinprovenant de telle sorte de vignes , estretenu des moyens en bonté. De chacun cepsortent deux sarmens, contenant chacunliuict ou neuf œils , lesquels sarmens onattache des deux costés à la perche , les yrecourbans en archet, comme aussi y es-tant le pied de la vigne fermement lié,où sans par trop craindre les vents , lavigne produit ses jettons avec les raisins.
Au ployer des sarmens (29) gist la mais-trise ; c’est qu’entre le troisiesme et qua-triesme œil, le vigneron recourbe le sar-ment avec violence, afin d’arrester là laprincipale sève du cep, pour en tel en-droit , le contraindre à jetter le plus de saforce , et pour le fruict et pour le bois del’avenir : à ce que sur icelui bois , l’annéesuivante, les testes de rapport puissentestre façonnées comme dessus : par cemoyen, la vigne se conservera en bonestât pour y durer longuement, ce qu’onne pourroit espérer, la laissant jetter àvolonté, qui seroit tous-jours au bout dessarmens, loin du tronc, à sa ruine , pars’en monter trop tost : chose qu’il con-vient éviter en toutes sortes de vignesperchées.
Les oziers sont communément em- Des oziersployés pour ligature des vignes, en es- “ a Zwpl'ûrtant la plus usitée et meilleure matière. l “ v ‘ s " e1 '
Il est vrai, que trop bonne pourroit-elleaussi estre : car il y a des oziers si forts ,qui non seulement ne laschent jamaisprinse , ains au contraire, se renforcent