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Tome I. IIe. Partie.
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TB.OISIESME LIEU

gueur, et de lincertitude non seulementen la reprinse, mais aussi en la durée (35).

Kncore plus La curiosité est, en ce que par lenter,

cuueuic. ceps sont meslangés pour produire desraisins de diverses couleurs et saveurs,avec merveille contrefaisant les efïécts denature. Les Anciens nont ignoré cestepartie de vigneter , layant pratiquée endeux sortes, assavoir, en perçant le troncdu cep, et en le fendant. La manière en

Façon<,n est telle. Le tronc de la vigne quon désire

tiques d'en - , °

ter la vigne. enter, est perce en travers , un peu enbiaisant, en endroit uni et solide, pardessus terre, tant haultement quon veut.Le trou est faict montant de bas en liault,et par, dans icelui pour greffe , le sar-ment est fourré, tant avant, que parfaic-tement il joigne au trou. A cela est ac-commodé le sarment, nettoyé de tousempescliemens, sans toutes-fois lescor-

cer, ni oster les bourgeons. Après, legreffe est roigné à la sortie quatre doigtsde long, ou seulement autant que deuxoeils ou bourgeons peuvent contenir , etquelque peu davantage, pour accompa-gner le dernier oeil. La plaie du trou estfermée des deux costés, à lentrée et à lasortie, avec de la cire ou de largille, puiscouverte à-tout des drappeaux ou escor-

ces, si curieusement, quaucune humi-dité ne vent ny puissent entrer. Le troncou cep enté , est aussi couppé un pied ouenviron au dessus de lenteure, afin quetoute sa substance parvienne au nouveauente : lequel sera soustenu j)ar quelquespetits paisseaux qui serviront, en outre ,

à supporter les nouveaux jettons qui enproviendront, à ce que les vents ne lesrompent. Le sarment pour greffé estprinsen un cep planté joignant celui quonente : non en le couppant, ains en le lais-

sant vivre de la substance de sa mère >pour un couple dannées, et jusquà ceque par nouvelle nourriture tirée du cepsauvage, il saccroisse sur icelui. Et lors,comme sevré , sera séparé de son premierestoc, en le roignant justement au rés dutronc, sur lequel il est inséré, en lendroitde son entrée. Ainsi sans hazard, se faictcest entement, beaucoup prisé par les An-ciens. Mais rarement y peut-on avenir ,pour la difficulté quil y a au rencontredu sujet et du greffe ; car de nécessité,convient cestui- , estre gros et uni ; etcestui-ci, lui estre joignant, afin de s'ac-croître par-ensemble. Ne pouvant com-modément jouir du voisinage de ces deuxplantes pour tel service, le pourrés faireautrement : non toutes-fois avec tant das-seurance de reprinse, quen la manièresusdicte. Le tronc de la vigne que voulésenter est à demi percé, et seulement jus-quà la mouelle sans la toucher : estfourré un sarment pour greffe, prins dil vous aura pieu : ce sera par le gros boutau-paravant aiguisé et accommodé avecun Cousteau bien trenchant, sans toucherà la mouelle. Par force et à coups dunpetit marteau , le fèrés entrer dans letrou, et tant avant, que ce quaurés ap-noincté se cache dans icelui : et bienaffermi avec de la cire ou de largille, seracouvert, afin quil ne se mouille ni es-vente aucunement. Le trou ira de haut enbas, à ce que le greffe la inséré, regardeen hault pour la commodité de ses nou-veaux jettons. Linstrument à faire ce trouen ceste manière denter et en la précé-dente sera un bon gros vibrequin de me-nuisier qui est beaucoup meilleur quuntaraire : parce quil cave par retailleures,sans faire poussière ne rebaveure, comme

le

Autrefaçon