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Tome I. IIe. Partie.
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D U T H E A T R E DAGRICULTURE.

dessus, sans le faire couler parle bas de lafouloire : au fonds de laquelle sarresterale plus grossier et terrestre, et ainsi le sé-parant du subtil, le vin demeurera des-chargé de telle importunité. A ceste cause,la fouloire sera posée auprès de la cuve ,laccommodant aux porteurs de la ven-dange, pour laisance du deschargement :et aux fouleurs , à ce quavec moins depeine que faire se pourra, la vuident peuà peu dans la cuve, à mesure quelle serafoulée. Aucuns ne se servent de fouloire,ains cest dans la cuve mesme ils fou-lent leurs raisins tout à la fois, après les yavoir assemblés. Autres du tout rien, re-tirans des raisins le moust quils laissentvolontairement: sasseurans ce estre sansperte, dautant que les raisins à la longue,eschauffés , rendent sans violence icellemesme leur substance. Etencores ce peuquy pourroit rester, se treuve utilementpour le mesnage , ès vins pressés,ès allongés avec de leau. Par ces deuxderniers moyens, ne peut-on faire que lesvins grossiers, noirs ou rouges ; non desdélicats,blancs etclerets, ains parle seulfouler, petit-à-petit, dans la cuvette ouDW véent fouloire (47). Le séjour des vins dans lac^uhu.rau cuve e st inventé pour la couleur, se lac-quérans tant plus haute (par attractionde la substance des pellicules des raisins)que plus de loisir on leur donne de bouil-lir avec le marc : et que les raisins, deux-mesmes et par la faculté du fonds, ontplus de matière pour y fournir. Sciencevenue par accident, quand ayant reco-gneu coloré le moust laissé séjourner avecdes raisins au fonds dune cuvette , telleparesse réduite en art, a esté tirée en con-séquence. Cela preuvent les vins blancs,qui de telle couleur demeurent jusquàThéâtre dAgriculture , Tome I.

2.JO

leur fin , dautant que séparés du marc,dès les avoir exprimés des raisins, se fa-çonnent bouillans à part : retenans aussileur propre et naturelle saveur , jiar na-voir esté meslingés avec nulle autre. Deces vins- discourons-nous première-ment, et en suite des autres selon leursrangs.

Encores que les vins blancs excellenten bonté la plus-part des autres, si sont-ilsnéantmoins plus aisés à faire que les rou-ges et grossiers: parce que sans nullementcuver, directement de dessous les piedsdufouleur, en moust exprimé des raisins,on les loge dans les tonneaux. seuls,sans le marc, ils sachèvent de faire enbouillant, d ils acquièrent blancheur,force etbonté, ce quils ne pourroient faireestans meslingés avec le marc, commesont tous vins colorés ; lesquels commu-nément sont plus foibles que plus sont-ils chargés de couleur (48). Cest pour-quoi ès terroirs-à-vignes plus froids quechauds, les vins blancs sont le plus enusage, comme se void en divers quartiersde ce royaume : aussi en Alemagne,Suisse , Savoie , Genève et ailleurs , levin blanc se rend assez bon, au prix desclerets et rouges, qui y sont tant petits etfoibles, quon ny remarque que fort peude substance.

Choisi quon aura la vendange pour levin blanc, hastive ou tardive selon leslieux, on la reposera dans la cuvette oufouloire, pour aussitost estre foulée aupied, et le moust en provenant porté dansles tonneaux. On puisera le moust par ledessus; et à ce quil se sépare du marc,sera fourrée profondément dans la ven-dange foulée, une corbeille dozier biennette, dans laquelle le pur moust sas-

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Vint blanc'.

Comment

façonnés.