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Tome I. IIe. Partie.
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DU THÉÂTRE DAGRICULTURE.

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seule peut conserver et perpétuer cette confiancesans laquelle le commerce nest quune lutte pé-nible entre le fabricant et le consommateur.

( Ch .)

pjgt 269 , ( 40 ) Le moyen proposé par Constantin--

'gnTïô 11 sar > n est P as ) a beaucoup près , sûr ; car onsait que les grappes dont les grains sont très-pressés , mûrissent toujours bien plus tard queles autres , et que , le plus souvent, elles ne mû-rissent jamais complètement , si long-tempsquon les laisse sur le cep. Ce ne seroit doncpas sur des grappes de cette espèce quil con-viendroit de faire lépreuve ; et si on vouloitla tenter , il vaudroit mieux donner la préfé-rence à celles dont les grains seroient abon-dans , sans cependant être trop pressés. (De.)

Page Î70, (40 En Touraine et ailleurs , on fait le vin

colonne^ i , rfçp a iii e } en cueillant les raisins par un tempssec et un soleil ardent : on les étend sur desclaies, sans quils se touchent : on expose cesclaies au soleil , et on les enferme lorsquil estpassé ; on enlève avec soin les grains qui pour-rissent ; et lorsque le raisin est bien fané, onle presse , et on le fait fermenter. (Ci/.)

îdm , (4 2 ) Cest sur-tout lorsque lannée na pas

été favorable à la végétation de la vigne , etque les raisins ne sont pas arrivés à leur par-faite maturité , quil faut , autant que faire sepeut, éviter de fouler la rafle avec le raisin ; caril est certain que la rafle contenant plus de ver-deur que le grain , en communique au suc dece dernier, lorsquon vient à lexprimer. Cesuc alors fermente mal , et finit par donner unvin de mauvaise qualité, qui conserve toujoursune saveur âpre quil nauroit pas eue , ou quieût été moins sensible , si les rafles eussent étéséparées avant de fouler les raisins. Peut-être,daprès cela , seroit - il mieux dégrapper leraisin avant de le fouler ; mais cette opération ,qui est en usage dans quelques cantons , est silongue et si embarrassante, que, dans beau-coup de vignobles, on ne la met pas en pra-tique.

Un motif, qui même contribue à ne pas faireséparer la grappe, cest lopinion sont quel-ques personnes, que sa légère âpreté peut avan-

tageusement corriger la foiblesse de certainsvins.

Au reste , on peut établir en principe , que,lorsquon destine le vin quon va faire à êtreconverti en eau-de-vie , il nest pas avanta-geux dégrapper ; car il est prouvé que les grap-pes , en fermentant avec le suc du raisin , contri-buent à la formation de lalcool, et quun vin faitavec les raisins égrappés, donne , toutes choseségales dailleurs , moins deau-de-vie que celuides raisins auxquels on a laissé la grappe. (De.)

(43) Cest un fait bien constant quil y a des p " e 370

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vins verdelets qui se conservent long-temps ,et que cest seulement au bout de dix ou douzeans quils deviennent potables.

En cherchant quelle peut en être la raison ,on la trouve aisément, lorsquon suit la manièredont ces vins se comportent depuis linstantla première fermentation tumultueuse est ache-vée , jusquà celui celle quon nomme insen-sible vient à cesser.

En effet, dans les vins obtenus de raisinsmûrs , la seconde fermentation va toujours endiminuant, à partir du moment la premièreest achevée , jusquà celui le vin est com-plètement fait ; parce que lacide et le mu-queux , quisontlesdeuxsujets de cette fermen-tation , se trouvent dans des proportions con-venables pour que les parties composant cesdeux corps puissent obéir , sans obstacles , àlaffinité quelles peuvent exercer les unes surles autres.

Dans les vins verdelets , au contraire , commeles proportions de lacide sont surabondantes àcelles du muqueux , les choses se passent toutautrement. Non seulement la fermentation se-condaire se continue long-temps avec le mêmedegré dintensité , mais même encore elle de-vient quelquefois si sensible , que les phéno-mènes qui lindiquent , approchent un peu deceux qui terminent la fermentation tumultueuse.

En général, le travail qui a lieu dans cessortes de vins , dure tant que lacide surabon-dant nest pas ou détruit ou combiné. Or ,comme sa destruction ne peut être opérée quepar lintermède du muqueux, et que celui-ciest retardé dans sa marche par lacide, il doit