DU THÉÂTRE D’ AGRICULTURE.
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tâtions de Thierry de Beauvoisis , doit être re-cherchée de préférence à celles de i55i et 1 552,qui ne contiennent que la version de Cotereau.
{H.)
(83) Avant qu’on connut la possibilité defaire des vases de bois d’une grande capacité ,on conçoit bien qu’il n’y avoit pas d’autre moyenpour garder le vin , que de le déposer dans desvaisseaux construits en terre cuite ; aussi, pa-roit-il, d’après le témoignage de plusieurs au-teurs , que les Anciens en employoient de sem-blables. Mais la construction de ces sortes devaisseaux , devoit exiger beaucoup de précau-tions , soit par rapport à la qualité de la terreavec laquelle on formoit les espèces de briquesemployées à cette construction , soit par rap-port à la cuisson de ces dernières , soit par rap-port à la manière dont elles étoient assemblées.Cependant, en admettant toutes les précautionsprises pour assurer la solidité de ces sortes devaisseaux, on conçoit que le vin , dont on lesemplissoit, devoit s’y conserver tout aussibien que dans nos tonneaux de bois. Peut-être laméthode des Anciens , à cet égard , seroit-elleencore aujourd’hui très-bonne dans les grandsvignobles ; et il est à présumer qu’on en tire-roit parti dans les années sur-tout où le vin,étant très-abondant, on est obligé , si non de leperdre , au moins de le donner à vil prix , fautede tonneaux pour le contenir.
Quant à la capacité à donner à ces sortes devaisseaux de terre , on conçoit qu’elle pourroitêtre plus ou moins considérable , et qu’il ne se-rait pas impossible de l’obtenir plus grande quecelle de nos vaisseaux de bois si vantés, etqu’on connoit sous le nom de foudres. Enfin ,s’il est de fait que le vin s’améliore d’autantplus qu’on en rassemble une plus grande quan-tité dans un seul vase, il en résulterait néces-sairement une perfection qui tournerait auprofit du vendeur et du consommateur. (De.)
( 84 ) La méthode employée par les Anciens ,d’enduire de poix l’intérieur des tonneaux , neserait sûrement pas adoptée aujourd’hui, sur-tout s’ilfalloitajouter à la poix les matières dontparle Olivier de Serres . La plupart de ces ma-tières , étant solubles dans le vin , ne manque-
raient pas , en se dissolvant, de lui donnerbientôt une saveur détestable.
C’est, sans-doute, par cette raison , que ceuxqui veulent enduire l’intérieur de leurs ton-neaux, préfèrent actuellement la cire. Cettesubstance , étant insoluble dans le vin, peut sé-journer long-temps avec lui , sans qu’on ait àredouter qu’elle influe, d’une manière défavo-rable, sur son odeur , sa saveur, et sa qualité.
(De.)
(85) Quelques auteurs ayant confondu le joncodorant et le calamus arornaticus , on pourroitcroire qu’ Olivier de Serres , en les citant plu-sieurs fois tous deux , est tombé dans une répé-tition à laquelle la variété des noms francois aquelquefois pu donner lieu ; mais il ne se trompepoint ; ce sont deux plantes bien distinctes. Lapremière est Vandropogon schœnantus , L. ; laseconde est Vacorus odoratus, acorus cala-mus } L.
L’iris ou glayeul, est l’iris de Florence (irisflorentina , L.) dont la racine a l’odeur de vio-lette.
Le souchet est le cyperus longus , L. dont laracine est également très-odorante.
Enfin le nard ou spica-nardi , est Vandropo-gon nardus , L. (Ce. et H.)
( 86 ) Plus on réfléchit aux moyens que lesAnciens employoient pour sophistiquer leursvins, etmoins on conçoit comment ils pouvoienttrouver ces mêmes vins agréables au goût ;aussi auroit-on peine à croire à ces sophistica-tions , si, d’ailleurs , des auteurs dignes de foi,ne les avoient pas indiquées comme étant pra-tiquées du temps qu’ils écrivoient.
De la térébenthine, de la casse , de la la-vande , du fœnu-grec , de la poix, de la racinede glayeul , etc. , mis en macération dans duvin , doivent changer la saveur naturelle de cefluide; et, comme je l’ai déjà dit, notes ( 67 ) et( 71 ) , le convertir en un véritable médicament,dont il serait imprudent de faire usage habi-tuellement. (De.)
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