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de l’autre , que la terre dans laquelle on le sèmeest facile à soulever. ( T. )
(4o) Dans beaucoup de pays , comme il a étédit, on ne coupe le sainfoin que deux fois , dontla seconde est le regain. Le plus souvent, les culti-vateurs de nos Départemens septentrionaux ne lecoupent qu’une fois , et laissent paître par leursbestiaux la seconde pousse, soit parce qu’ellen’est jamais assez longue pour être coupée, soitparce qu’on n’a pas d’autre pâture alors. Ce n’estguère que dans les climats d’une températuremoyenne qu’on obtient de cette plante troispousses , et par conséquent trois coupes. ( T. )
(40 Pour déterminer à semer le sainfoin très-épais , et par conséquent à employer trois ouquatre fois plus de semence que pour le fro-ment , il y a une raison que ne donne pas Olivier de Serres . La graine de sainfoin est très-grosse,et trois ou quatre fois plus grosse qu’un grainde froment ; on doit donc en tripler au moinsla semence , afin de bien garnir le champ et dene point permettre aux plantes étrangères denuire au sainfoin. ( T. )
(42) On ne doit pas entendre, par ce mot par-terre, le terrein d’une habitation, destiné auxfleurs et aux arbustes d’agrément, mais le sold’une prairie, bien soigné, bien préparé pourrecevoir des graines. ( T. )
CHAPITRE VI.
(43) Le mot viande, dans les acceptions ac-tuelles, ne s’applique qu’à la chair des animauxtués pour nourrir les hommes. Quoiqu’il soitsynonyme de chair dans beaucoup de circons-tances, il ne l’est pas toujours ; car si l’on ditindistinctement viande ou chair de bœuf ou demouton , on ne dit pas viande de poisson , maisbien chair de poisson : ainsi l’expression chairest plus étendue. A l’époque où écrivoit Olivier de Serres , et long-temps avant lui, on appe-loit viande tout ce qui servoit à la nourrituredes hommes ou des animaux. Ce mot s’est con-servé parmi les chasseurs , et on dit encore au-jourd’hui le viandis , pour indiquer la pâturedes bêtes fauves. ( T. et II.)
(44) Pour distinguer les grains qu’on sèmeen automne, de ceux qu’on sème au printemps ,on désigne, dans beaucoup de pays , les grainsd’automne, sous le nom de primes , qui revientà celui de primerains. On dit orges primes ,avoines primes, etc., pour ceux de ces grainsqu’on sème les premiers, c’est-à-dire en au-tomne , et qu’on récolte les premiers. L’atten-tion des propriétaires de bestiaux doit se porterparticulièrement sur ce genre de culture, parceque les premiers mois du printemps sont la sai-son où ils se trouvent le plus embarrassés. ( T . )
(45) Farrage. On a déjà dit, note (Jhj) du se-cond Lieu, page 177, colonne II, que le nomde far, d’où est venu celui de farine , s’appli-quoit à différens grains , et même à leurs pré-parations ou à leurs composés ; c’est égalementl’origine du mot farrage, qui vient de farrago,employé par Varron , Colamelle, Virgile etPline, pour exprimer un mélange de plusieursgrains ou de différens blés coupés en herbepour la nourriture des bestiaux.
Par suite de cette première étymologie, tousles mélanges connus dans différens Départemens,sous les noms de méteil, bisail, dravie, dragée,houara , hivernage , hivemache, hernage, etc.,quoique quelques-uns ne contiennent point degrains proprement dits far, et ne soient qu’unmélange de pois, de vesce, de trèfle, de luzerne,de lentilles , etc. , ont été appelés farrogés.
De farragium, farrago , est venu forragium ,furragium, que les Latins prononçoient, et queles Italiens, les Allemands et les Anglois pro-noncent encore fourragium ; en françois, forage,fourrage, qui se prend pour le foin des prairies,composé également de toutes sortes d’herbes....Ethisquœ in herbâ, sive fœno ad equorum etaliorum animaliumcibum metietdepascisœpiùsin anno soient ; etiam quœ vulgo farragia etaliaid'gênas appellantur. ( Char ta Kadulphi, Abb.de Viconia, ann. 1206.)
Quelques auteurs , cependant , font venirfourrage de fodrum, foderum , fodrium ,fode-ragium ; en françois, feurre (paille) , feurrel,forre , foarre, fouarre, foire , foitre, froyre ,froyrage , tous mots encore en usage dans plu-sieurs lieux ; mais la première étymologie est
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