Band 
Tome I. IIe. Partie.
Seite
597
JPEG-Download
 

DU THEATRE DAGRICULTURE.

5 97

plus ancienne , et me paroit la meilleure. Dail-leurs , si on se rappelle qu 'alfana -vient à?equus,on verra quil seroit bien plus facile encore defaire venir foderagium de farrago. ( H.)

Olivier de Serres ne conseille pas de choisirles plus beaux grains pour former les farragiàres,mais dy employer les criblures seulement, dufroment, du seigle et de lorge , parmi lesquellesse trouvent de livraie, de la vesce , de lavoine,de lorobe ou ers , etc. Au lieu de jeter ces cri-blures , comme on fait le plus souvent , sur lesfumiers , elles ne se décomposent pas tou-jours , d il arrive que , portées aux champs ,elles y lèvent et infestent les récoltes , il vau-droit mieux les répandre sur des terreins quony consacreroit, afin de procurer de la pâture aubétail. Dans beaucoup de pays , sans doute , onna point de terrein pour cet usage ; mais il yen a dautres il sen trouve, par exemple à laqueue des étangs , quand la vase est à décou-vert. Ce qui ne serviroit pas de ces mélangesainsi semés, pour la pâture du bétail, empêche-roit les mauvais effets des gaz délétères quisélèvent de ces vases , en les absorbant parleur végétation , et serviroit encore , quand lé-tang seroit rempli deau , pour la nourriture dupoisson.

Notre auteur fait, pour les grains, lamême dis-tinction quil a faite pour les prés (voyez note (5),page 584) 5 il appelle grains sauvages, ceux quinaissent spontanément et souvent malgré lessoins quon prend pour les détruire , et grainsfrancs, ceux dont le produit est leffet de laculture. Les farrages sont composés des uns etdes autres de ces grains. ( T . )

Page 5 , 1 , (46) Voyez sur cette orge les notes (38) et

lignel o 11 (4 2 ) du second Lieu , pages 177 et 178.

On donne ce vert dorge aux jeunes chevaux,auxquels il est fort utile , sur-tout lorsquils ontété mis trop tôt à la nourriture sèche. Il facilitesingulièrement la sortie des dents de cheval ,retardée par un régime aussi peu naturel : lerelâchement et lhumidité générale quil pro-cure à toute la machine, en facilitent aussi le dé-veloppement , également retardé par un travailtrop précoce. Il rend bien moins dangereux tousles accidens qui accompagnent ou qui suivent

j la gourme , lorsque son emploi précède cettemaladie.

Il convient également aux chevaux échauffésou fatigués par un travail trop considérable ; àceux qu 'Olivier de Serres appelle recrus ; à lasuite des maladies inflammatoires; aux chevauxdégoûtés et qui maigrissent sans cause appa-rente. On ne peut se dissimuler que , dans cecas , il agit comme les eaux minérales danslhomme ; le repos quil procure est souvent leremède le plus efficace.

Autant le vert de prairie est avantageux à lasuite et pendant le traitement dune foule demaladies chroniques , autant le vert dorge estdangereux dans un grand nombre. Il ne convientdans presquaucune maladie de la poitrine. Jaivu très-souvent des flux chroniques par les na-seaux , se terminer par la morve, après quelquesjours de ce vert; je lai vu, aussi, rendre incu-rables des digestions viciées , et les chevauxse vider , après son usage , de manière à êtrepromptement exténués et absolument hors deservice. Il donne aux ulcères farcineux, au malde garot , à la taupe , etc., un mauvais carac-tère, une suppuration sanieuse, fétide. Il est ,en général , contraire aux chevaux poussifs età ceux qui sont trop avancés en âge : il paroitremettre ceux-ci dans lembonpoint ; mais cetembonpoint nest que factice : ils dépérissentpromptement , et presque toujours sans res-sources , lorsquils sont remis au travail. Lesmaquignons employent quelquefois ce moyen ,et les chevaux , ainsi rétablis temporairement,sont appelés refaits.

On donne ce vert à lécurie, pendant un moisou six semaines , selon la cause qui en a dé-terminé lusage. On le fauche avant quil aitépié ; quand lépi est sorti du fourreau , il de-vient trop substantiel, trop nourrissant, et ilprovoque alors la fourbure. On a soin de le cou-per le matin, avant que la rosée soit dissipée ; etquels que soient les principes que contient celle-ci , il est certain quil purge mieux et provoqueune plus grande abondance durine que celuicoupé quand la rosée est évaporée. On le dis-tribue continuellement à lanimal, poignée àpoignée, à mesure quil le mange ; et on sarrête,lorsquil le refuse , pour recommencer quelque