sur les Comètes . 2 oy
ce moyen on explique les phénomènes de l’aurore boréale,d’une manière au moins aussi satisfaisante que par l’atmosphèresolaire de Mairan ; enfin les variations que nous éprouvonsdans notre atmosphère, sont plus que suffisantes pour rendrerailòn de i’inconstance & des variétés auxquelles ces phéno-mènes font sujets. Et ce que nous disons de l’atmosphère dela Terre 6c des aurores boréales, on doit l’appliquer à l’atmo-fphère & à la queue des Comètes ; il y a trop d’analogieentre les propriétés reconnues & avouées de l une & de l’autreatmosphère, pour qu’on ne me permette pas de conclure del’une à l’autre. Au contraire pour admettre une analogie entreces deux atmosphères & celle du Soleil, il faudroit, je pense,être plus instruits que nous ne le sommes, de la nature &des propriétés de celle-ci.
Ce système de Mairan seroit sujet à beaucoup d’autresobjections , auxquellçs il ne seroit pas facile de trouver desréponses satisfaisantes. Mais je me fuis peut-être déjà tropétendu fur cette hypothèse, qui paroît maintenant presquegénéralement abandonnée. Je ne puis cependant me dispenserde proposer, d’après M. Euler, une difficulté analogue àl’objet principal qui nous occupe; c’est que quelques Comètes,qui n’atteignent jamais l’atmosphère solaire, telles que cellesde 1747 , 1762 , &c. paraissent cependant avec des queues& des chevelures ; & que d’autres Comètes , telles que cellede 1769 Lc d’autres, prennent de très-belles queues, avantque d'avoir traversé l’atmofphère solaire. La moindre distancede la Comète de 1747 au Soleil, excéda le double de ladistance de la Terre au Soleil. Cheseaux l’observa cependantavec une queue de 24 minutes. La distance périhélie de laComète de 1762. n'étoit guère plus grande que celle duSoleil à la Terre; mais il s en falloit de beaucoup quel’atmofphère lenticulaire du Soleil pût atteindre jusqu’attpérihélie de cette Comète ; la distance de ce périhélie auplan de l’Ecliptique excédoit les de la distance du Soleilà la Terre; &. quand la Comète traversa ce pian en Ionnœud ascendant, outre qu’elle étoit alors beaucoup plus
Mémoires Jeï A caJe'mie JeBerlin, 17^. (,1 J S.