20 6 Questions
éloignée du Soleil ( 1,4.1 3 ) il y avoit vingt-trois jours qu'elíeavoil cessé de paroître. Nous avons vu la Comète de 176c?,les p , 10 & 11 Septembre avec une queue très-étendue, falongueur excédoit le diamètre du grand orbe de la Terre ; ladiílance au Soleil n etoit pas , il eít vrai, tout-à-sait auífi grandeque celle du Soleil à la Terre; mais là diílance au plan deì’Ecliptique égaloit presque les -T, de cette diílance. Le 27 Août,jour auquel nous la découvrîmes pour la première fois à 3heures du matin, ía diílance au Soleil etoit de 1,22 , & làdiílance à l’Ecliptique de 0,74, la diílance moyenne de la Terreau Soleil étant priíê pour l’unité ; &. malgré cette distance,elle traînoit déjà une belle queue de 1 o degrés au moins delongueur. On peut conclure de nos oblervations i.° que lesComètes peuvent paroître avec une belle queue avant leurpérihélie, 5 c même à une distance aífez considérable du Soleil ;2. 0 que cette queue n’eít point formée de la matière d’uneatmosphère íolaire, telle que Mairan nous l’a représentée. 11eít à remarquer qu’au mois de Septembre nous avons vudurant les mêmes nuits la queue de la Comète 5 c la lumièrezodiacale, fans aucune communication de l'une à l’autre.
La queue Enfin la quatrième opinion fur la nature de la chevelurede k ( ] ueue des Comètes , eít que le tout appartient enà la Comète propre aux Comètes, que ce n’eít autre choie que leurmeme. atmosphère proprement dite, éclairée par les rayons du Soleil.Cette atmosphère, selon Képler Sc Longomontan, eít forméepar la substance même de la Comète, que les rayons duSoleil frappent directement, brisent, concassent, 5 c réduisenten vapeurs extrêmement déliées, de la même manière queces mêmes rayons dissipent 110s nuages. Les plus denses deces vapeurs forment la chevelure de la Comète ; les pluslégères, emportées au loin par les rayons solaires qu’elles nousréfléchissent, constituent la queue du phénomène. « Ainsi,» dit Képler, tel que le ver-à-soie périt en filant ía soie, telleU 1 ’!} L C ° m " ^ Comète cesse d’être en expirant fa queue. » Cette idée eítApptnd.ad ' fondée, comme on le voit, sur la fuisse opinion que les Comètes(a Jír °vi Ddm n ont qu une existence précaire 5 c comme momentanée.