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Mémoires del'Académie dcBerlin , 174 6,p. 117 ir Jm!•.
208 Questions
du côté opposé au Soleil ; & c’est ce qu’on appelle unequeue de Comète. -- Telle est aufli la manière de penser deM. Euler.
On a pu conclure de ce que nous avons dit fur la première&. la seconde opinion touchant la nature de la queue desComètes , que ces phénomènes ne font pas de purs fantômes,des illusions optiques, mais qu’ils exiltent réellement. M. Eulerne feroit pas éloigné de croire qu’ils íont lumineux par eux-mêmes ; nous croyons qu'il suffit de les regarder commesimplement éclairés. Les rayons de la lumière, (soit qu’onles croie lancés directement par le Soleil, ainsi que le penseNewton, soit qu’on établisse, au lieu de ce mouvementdirect, une propagation des flots de lumière à travers lether,comme M. Enfer croit savoir démontre ) ont bien certai-nement une force d’impulfion fur d’autres corps. Ils ébranlentfortement les nerfs de notre rétine ; ils excitent la chaleurdans les corps, en mettant fans doute en mouvement lesparticules qui constituent ces corps , ou les corpuscules quien remplissent les pores (d) ; rassemblés au foyer d’un verreou d’un miroir ardent, ils écartent des fils d’amiante, ilscommuniquent un mouvement sensible à des paillettes qu’ona placées à ce foyer. 11 est donc certain que ces rayons ontune force impulsive. Cela posé, lorfqu’une Comète revientdes parties de l’efpace les plus éloignées du Soleil, l’atmo-íphère dont elle est entourée , ainsi que la Terre est envi-ronnée de la sienne , doit avoir été extrêmement condenséepar se froid : fi l’on découvre alors la Comète , elle doitparoître, ou plutôt elle paroît réellement avec une atmosphèreou chevelure sensiblement ronde, sombre & de peu d étendue.La Comète avance vers son périhélie, la chaleur agit furson atmosphère, en dilate, en exténue les parties ; la che-velure devient plus étendue, plus brillante. Plus la Comète
(d) Nous n’examinons pas ici fi la matière de la chaleur ou du feuest différente ou non de celle de la lumière; il s’agit des rayons solairesdirects; or dans ces rayons la chaleur est toujours inséparable de la lumière.
approche