sur les Comètes. 207
Hévélius pense que toute la matière qui forme la Comète,n’est pas propre à se condenler assez fortement pour acquérirla solidité du noyau ; la matière moins denie forme alorsune atmosphère autour de la Comète. Cette atmoíphère n’estpas parfiitement ronde ; il paroît qu'il doit y avoir plus decette matière du côté que quitte la Comète. Cependant leSoleil par lès rayons échausse, atténue, dilate la part e del’atmoíphère qui est de son côté , beaucoup plus que cellequi lui est opposée ; la chaleur & la force de ses rayonschassent donc cette partie ainsi dilatée bien au - delà de laComète. Les rayons lolaires passent au travers des noyauxqui composent la tête de la Comète, ils éprouvent diversesréflexions dans ce passage, ils font aussi diversement rompuspar la matière plus rare qui sépare ces noyaux, & ils íèséparent enfin diversement au sortir de la tête, pour éclaireri'atmosphère ou la queue qui est au - delà. Ce passage au //«-. Comtt.travers des prétendus noyaux de la Comète, & ces réflexions& ces réfractions sont au moins de trop.
Claude Corniers, qui écrivoit six ans avant Hévélius, Expositioncroit que « la queue des Comètes est la dissipation de leur qu^nwís p a ™'îiatmosphère, poussée par les rayons du Soleil, lesquels réunis «au derrière de la tête de la Comète, échauffent, raréfient <Sc «dissipent davantage leur atmosphère pour en former ces queues ..
& barbes d'une prodigieuse longueur. » Cela est assez mal L a nmurtexprimé, mais assez bien pensé. Tel a été aussi le sentiment Jsrrff’g'de Guillaume Winston. « Outre le centre solide ou le noyaude la Comète, & la vaste atmosphère qui l’environne, on «voit, dit - il, ordinairement une longue trace de. lumière que «la Comète acquiert en approchant du Soleil, & qui paroît «formée des parties les plus claires & les plus légères de «I’atmosphère, raréfiées par la chaleur du Soleil. Si par cette «raréfaction elles 11’acquièrent pas une plus grande légèreté «spécifique que les parties de iether ou del.’atmofphère solaire, «au moins elles deviennent assez rares, assez légères pour «céder aux rayons du Soleil; ces rayons les dispersent au loin «
& en forment une espèce de brouillard ou d’amas de vapeurs, «.
ie niusprotabfe.