des Comètes. 219
sont pas assez précises dans la pratique, & que ia perfectionde nos inítrumens nous permet d’employer d’autres méthodes,& plus certaines, & plus expéditives. Je ne crois pas cependantdevoir palier fous silence ces anciennes méthodes ; elles ontété employées par Apien, Tycho, Hévélius, en un mot partous les anciens Astronomes : le calcul de leurs observationspeut être extrêmement utile. On peut même découvrir desanciennes observations, faites selon ces méthodes, & quinous meuroient à portée de déterminer l’orbite des Comètesobservées. Enfin plusieurs Comètes nous échappent, soit àcause du mauvais temps, soit parce que leur déclinaison esttrop australe : elles peuvent être vues ou fur mer par desNavigateurs , ou fur terre par des amateurs zélés de f Astro-nomie , mais qui manquent d’inítrumens propres à employerles meilleures méthodes. Obligés de recourir aux méthodesanciennes, ces amateurs nous sauront peut-être quelque gré deleur indiquer le choix qu’ils doivent faire, s'ils font les maîtresde choisir , la route qu’ils doivent suivre, les précautions qu’ilsne doivent pas négliger pour donner à leurs observationstoute la perfection dont elles (ont susceptibles. Au mois d’Août1769, entre Ténérisse & Cadiz, nous observâmes, M. deFleurieu & moi, durant plusieurs nuits consécutives , la belleComète de cette année, &. le défaut d’instrumens ne nouspermettoit que 1 emploi des anciennes méthodes. Nous avonscalculé plusieurs de nos observations ; les résultats se fontaccordés à très-peu de minutes près, avec ceux qu’on auroitconclus des observations faites à Paris les mêmes jours.
Première Méthode.
Configuration avec les Étoiles fixes.
Cette méthode ne dépend que de la simple vue ; on n’yemploie aucun instrument. On examine la configuration quetient la Comète parmi des Etoiles voisines & connues , &l’on rapporte cette configuration fur un globe céleste : cetteméthode a été quelquefois pratiquée par Tycho & E épier,