Band 
Tome second.
Seite
421
JPEG-Download
 

des Comètes. 421

à ménager les tâtonnemens; c’est le but qu’ont dû se proposerdc que le sont en estet proposé tous ceux qui ont traité lamatière qui nous occupe. Quelque ingénieuses que soient lesméthodes qu’ils ont proposées, il ne m'est pas polììbie de lesrapporter toutes ici; ce íèroit prendre une peine aíìez inutile;la plupart, fort brillantes dans la théorie, íont, ou trop équi-voques, ou trop prolixes dans la pratique; trop équivoques,vu la fausseté des hypothèses íur lesquelles on se sonde, <5cla petitesse des angles qu’on est contraint d'employer; tropprolixes, parce que fans éviter les tâtonnemens, on se trouveengagé dans un labyrinthe immense de calculs.

La méthode graphique que Newton propose dans le troi-sième livre des Principes, est probablement celle dont Halleys’est servi pour déterminer i’orbite de plusieurs Comètes; ily a cependant beaucoup d’apparence qu’il a substitué le cal-cul à la règle & au compas, au moins quant à plusieurs partiesde i’opération. Cette méthode proposée & éclaircie mêmepar Grégori 3 & par M. le Monnier b , paroît aujourd’hui « Ajiwmm.totalement abandonnée. On n’obtenoit, après plusieurs tâton- P/ ‘sp', v ' dnemens, qu’une orbite approchée; mais Newton enseignoit Comités! pJg.le moyen de rectifier cette orbite, ce qui amenoit de nou- XXXV I‘

.veaux calculs, ou du moins de nouvelles opérations.

La méthode que Lambert propose dans son Traité des Proit.XXXUPropriétés principales de l’orbite des Comètes, est digne de ‘ ís 'ce grand Géomètre; on peut la réduire en pratique de deuxmanières, ou par le calcul, ou avec la. règle & le compas.

De part & d’autre, il faut recourir au tâtonnement; le calcul,si on i’emploie, est immense ; les opérations graphiques unpeu compliquées, quelque habile que soit la main qui lesdirige, ne peuvent satisfaire autant que le calcul.

M. Luler choisit trois observations peu distantes, il suppose 7W. mût»comme connue la distance de la Comète à la Terre au moment pss'jjp™'de la seconde observation, & détermine l’orbite par la méthode ' 5

que nous avons proposée d'après lui, Problème XVIII. Celafait, il choisit une quatrième observation, la plus éloignée,qu’il est possible, des trois autres, &. fur les élémens de l’orbite