( 2 9 * )
que ie Gouvernement devancerait les idéesque je concevais à ce sujet. Cette coïn-cidence de manière de penser sur le memesujet, flatta mon amour-propre, et je m’em-pressai de témoigner ma satisiaclïon à M. leconseiller d’état Miot, qui en avait fait lerapport; je voulais supprimer ce chapitre;maiscommeil était imprimé, les frais décettesuppression eussent été si considérables poul-ie libraire à qui j’avais cédé la propriété demon ouvrage, que je consentis volontiers àen laisser subsister cette partie.
Je sais qu’on me fera beaucoup d’objectionssur l’arrachement des brins de bois que je pro-pose pour la plantation immense des routesde l’état. Je vais épargner à la plupart de mescommentateurs le désagrément d’avancer dessophismes.
Je dirai qu’en 1765, on repeupla la fo-rêt de Rouvray, département de la Seine-iu-férieure, sous M. Pecquet , qui alors étaitgrand-maître des eaux et forêts. Cette im-mense plantation a été faite dans un terreinen général de nature de sable assez aridesous lequel se trouve un gros gravier mêléde sable. On a labouré le terrein, en fesaufcpasser la charue au moins deux fois dans
19 *