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des cinq sixièmes des plants venus dans uneforêt, périssent par l’étiolement. D’après cettepreuve irréfragable , doit-on hésiter de fairearracher dans les foi'êts pour peupler les rou-tes? car, en supposant qu’il y ait un milliardd’arbres à planter , pour que ce nombre d’ar-bres repris existent, il en faudra au moinsune consommation de plus de quinze centsmillions 3 je demande où on les trouvera yquelles sont les pépinières qui les fourniront,et dans quel tems elles seront dans le cas defournir cette énorme quantité, qui, à vingtsous l’un dans l’autre, en comprenant tous fraiset faux-frais, se monterait à un milliard et de-mi? L’empire est-il assez riche pour supporterde pareilles avances ? Je ne le crois pas. Lesspéculateurs de plants s’accommoderont fortpeu de mon système, qui n’accommodera pasleurs bourses. Je confesse que si on confie lesoin de ces plantations à des gens ignares oufripons, il s’y commettra bien des abusparce qu’il s’en glisse par-tout. C’est encorelà où MM. les inspecteurs-généraux des forêtsque j’ai proposés , devraient porter une sur-veillance particulière. La loi est faite pour lesplantations des routes 3 l’essentiel est qu’elle