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soit bien exdentée, et qu’on donne des moyensqui en facilitent l’accomplissement.
M. Lebrun, sous-préfet de l’arrondisse-ment de Mirecourt , département des Vosges ,fut tellement électrisé sur les plantations ,d’après les différentes conversations que nouseûmes ensemble, qu’il donna une invitationaux habitans des communes de son arrondis-sement de planter leurs cimetières et les placesvides qui pouvaient se trouver dans l’enceintede leurs villages , ce qui a été exécuté et aréussi, parce qu’on a été intéressé à le bienfaire. Eh bien , dans soixante-quinze ans , iln’y a pas une de ces communes qui n’éprou-vera'plus ou moins la récompense de cettesage prévoyance.
Je fus témoin d’un trait de la part de M.Lebrun qui me divertit beaucoup. Il fesaitfaire une vente de bois nationaux très-consi-dérables. Les marchands , avant de se pré-senter à l’adjudication, avaient déjà fait entreeux le partage , et étaient convenus des lotsde chacun.Les bois montèrent fort peu, quoi-qu’on eût l’air de s'échauffer beaucoup. Lavente se consomma. O11 allait lever laséance,lorsque M. Lebrun déclara les ventes milles.Jamais je n’ai vu les figures s’allonger ainsi.