8 APPRÊTS DU COTON,
de former des fils très-déliés , on distingue ceux qu’on lui faitéprouver dans les lieux mêmes où il est récolté , et ceux aux-quels on le soumet lorsqu’il a été livré aux manufacturiers.
22. Les premiers apprêts du coton sont le moulinage etl’emballage.
Moulinage.
23 . Le moulinage a pour but de dégager les fdamens ducoton de la graine avec laquelle il est entremêlé. Cette opérationse fait à l’aide d’une machine fort simple, représentée PI. i ,Cg. i. Cette machine consiste en deux rouleaux a a , horizon-taux , cannelés et éloignés l’un de l’autre d’une distance moindreque le diamètre des graines. À l’extrémité d’un des cylindresse trouvent deux plateaux b b , qui servent de volant ; chacunde ces plateaux porte une cheville excentrique , qui tient lieude manivelle et qui transmet au plateau et conséquemmentaux rouleaux , le mouvement de rotation qui lui est imprimépar l’intermédiaire d’une pédale qu’un homme presse du pied ,comme fait un tourneur ou une fileuse au rouet.
24. Plusieurs machines semblables sont placées communé-ment sous im hangar où l’on dépose le coton immédiatementaprès la récolte. Un ouvrier est assis devant chaque machine ;il la met en mouvement avec ses pieds, tandis qu’avec lesmains il présente le coton aux rouleaux qui le saisissent, l’en-traînent elle dégagent de .ses graines. Un sac ouvert est attachésous les rouleaux pour recevoir le coton que les cylindresabandonnent et laissent tomber.
25 . On lit, dans la vingt-deuxième des Lettres édifiantes , queles Indiens , après avoir séparé le coton de la graine , à l’aidede deux cylindres de fer superposés et qui roulent l’un surl’autre, l’étendent ensuite sur une natte, le battent pendant quel-