APPRÊTS DU COTON. 9
que temps avec des baguettes, puis ils Yarçonnent , c’est-à-dire ils lui font souffrir les vibrations réitérées d’une corde (onsait que l’arçonnage est d’un usage général dans la chapellerie).
Emballage.
26. Le coton , matière aussi volumineuse que légère , étantdestiné à faire de longs trajets pour être livré aux manufac-turiers européens qui en font une si grande consommation, ona dû rechercher tous les moyens possibles d’en rendre le trans-port moins embarrassant et moins coûteux ; à cet effet , on amis en usage les méthodes d’emballage les 'pîrrs capablow-de leresserrer et de lui faire occuper le moindre espace,
27. Voici la méthode la plus usitée. Le coton est placé dansde grands sacs de toile forte que l’on mouille. Un homme entredans le sac, range au fond une première couche qu’il foule avecles pieds et avec un pilon. Pendant cette opération , le sac estsuspendu en l’air, la gueule ouverte, et fortement attaché à descordes passées dans des poulies fixées aux poutres du plancher.L’humidité du sac a pour but d’augmenter l’adhérence du cotoncontre ses parois , et d’erhp'êcher qu’il ne remonte subitement,ce qui aurait lieu si on n’avait le soin d’asperger d’eau le sac àmesure qu’on le l’emplit. Mais il ne faut pas mouiller l’intérieurde la balle, car le coton en souffrirait et il en résulterait l’incon-vénient que les débris de la graine qui restent toujours dans lecolon, le tacheraient par parties , qu’on ne pourrait ensuiteblanchir qu’avec beaucoup de difficulté.
28. L’homme qui est entré dans le sac pour fouler le coton,après avoir rangé la première couche , en forme une autre,qu’il comprime avec ses pieds et avec son pilon , et il continuede cette manière jusqu’à ce que le sac soit entièrementplein. Alors on coud le sac avec de la ficelle, et l’on pratique
Des Machines propres à confectionner les étoffes.
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