APPRÊTS DE LA SOIE. 19
les résultats de ce mémoire, inséré dans le vingt-neuvièmevolume des Annales des Arts et Manufactures :
i°. Que toutes les soies écru blanc et jaune contiennent dela gomme, de la matière colorante, de la cire, et une huilevolatile odorante, analogue à l’huile essentielle retirée dungrand nombre de végétaux •
2 0 . Que toutes les soies écru blanc fournissent aussi de lagomme , de la cire, et une huile légèrement colorée qui paraîtavoir quelque rapport avec celle de la soie écru jaune , et sur-tout avec la liqueur que contient la chrysalide;
3°. Que les soies qui donnent au décreuserge-le- -plus beaublanc, sont les écrus blancs très-blancs , et les écrus jaunesd’une belle couleur jaune d’or ; et que , toutes les autres soiesqui sont plus ou moins ternes, et dans lesquelles la gomme adéjà subi un changement d’état, soit par la maladie ou la mau-vaise nourriture de ver, soit par la destruction de la chrysalideà une température trop élevée, ou par un tirage mal combiné ;que toutes ces soies ne deviendront jamais que des blancs terneset toujours un peu colorés, à moins qu’on ne les expose enécru à l’action du gaz sulfureux ;
4°. Que la lumière blanchit les soies jaunes et blanches sans alté-rer leur brillant et leur solidité, et que ce moyen peut être employéavec beaucoup d’avantage, soit avant, soit après le décreusage;
5°. Que l’eau, Talcohol, les acides, et même les alcalis, ne dis-solvent point en entier, comme le fait le savon, les matièresqui se trouvent avec la soie , et qu’il doit continuer à jouir, dansle décreusage, de la préférence exclusive qu’on lui a accordéesur ces diverses substances ;
6°. Que l’acide muriatique oxigéné change les propriétés dela gomme, diminue son affinité pour l’eau, et la rapproche desrésines en la rendant soluble dans l’alcobol;