5i MACHINES A CARDER.
cylindres qu’ils supportent, en fer trempé et poli ; le bois des
cylindres en cœur de chêne de Hollande ou bien en acajou : les
grands ont été tournés sur le châssis même de la mécanique,
avec la plus grande précision. Ces cylindres sont retournés
toutes les fois que les cardes, étant usées, elles ont besoin d’être
renouvelées.
16S. On voit en i i de petits cadres en fer implantés sur lacharpente de la mécanique, vissés en dessous, taraudés par côtéde part et d’autre, avec les vis qui pressent les tasseaux encuivre sur lesquels appuie et tourne l’axe des cylindres, pouropérer le rapprochement ou leloignement de ces cylindres lesuns des autres.
Le rapprochement des cylindres dépend de la plus ou moinsgrande quantité de coton que l’on veut carder; mais ils ne doi-vent jamais que s’aflleurer ; ce ne serait que pour de mauvaiscoton grossier et coürt qu’on pourrait se permettre de les fairemordre d’une demi-ligne au plus.
169. Il faut que les (ils des cardes soient tous de même qua-lité, qu’ils aient exactement la même hauteur, la même finesse,la même courbure, la même élasticité , et que les cuirs soientde même épaisseur.
170. Dans le temps d’un travail suivi, on doitnettoyer, deuxfois par semaine, les cardes et l’intérieur des cylindres, des or-dures et de la poussière qui se détache du coton.
171. Il est à remarquer que lorsque les cardes sont neuves,le premier coton que Ton carde se teint d’une couleur noirâtrecommuniquée par le frottement, soit des fils de fer soit des cuirs.
172. Lorsque les cardes sont fatiguées, que les fils de fer s’é-moussent , on passe et repasse dessus en divers sens une pierreà aiguiser, de la longueur des cardes, qui redonne de la pointeaux fils, rétablit leur poli et les remet au même niveau.