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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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5i MACHINES A CARDER.

cylindres quils supportent, en fer trempé et poli ; le bois des

cylindres en cœur de chêne de Hollande ou bien en acajou : les

grands ont été tournés sur le châssis même de la mécanique,

avec la plus grande précision. Ces cylindres sont retournés

toutes les fois que les cardes, étant usées, elles ont besoin dêtre

renouvelées.

16S. On voit en i i de petits cadres en fer implantés sur lacharpente de la mécanique, vissés en dessous, taraudés par côtéde part et dautre, avec les vis qui pressent les tasseaux encuivre sur lesquels appuie et tourne laxe des cylindres, pouropérer le rapprochement ou leloignement de ces cylindres lesuns des autres.

Le rapprochement des cylindres dépend de la plus ou moinsgrande quantité de coton que lon veut carder; mais ils ne doi-vent jamais que saflleurer ; ce ne serait que pour de mauvaiscoton grossier et coürt quon pourrait se permettre de les fairemordre dune demi-ligne au plus.

169. Il faut que les (ils des cardes soient tous de même qua-lité, quils aient exactement la même hauteur, la même finesse,la même courbure, la même élasticité , et que les cuirs soientde même épaisseur.

170. Dans le temps dun travail suivi, on doitnettoyer, deuxfois par semaine, les cardes et lintérieur des cylindres, des or-dures et de la poussière qui se détache du coton.

171. Il est à remarquer que lorsque les cardes sont neuves,le premier coton que Ton carde se teint dune couleur noirâtrecommuniquée par le frottement, soit des fils de fer soit des cuirs.

172. Lorsque les cardes sont fatiguées, que les fils de fer sé-moussent , on passe et repasse dessus en divers sens une pierreà aiguiser, de la longueur des cardes, qui redonne de la pointeaux fils, rétablit leur poli et les remet au même niveau.