MACHINES A CARDER. 53
1-3. Jeu de la machine. Si l’on imprime un mouvement derotation à la manivelle, la roue ou poulie le communique, aumoyen d’une courroie, à la roue ou poulie q , avec des vitessesdont la proportion est inverse de celle des diamètres. ( C’est leseul mouvement de transmission directe qui ait lieu du coté dela mécanique où est placée la manivelle. )
174. De l’autre côté, le cylindre e communique son mou-vement au cylindre d , par une corde sans lin non croisée,et au cylindre o, par une corde croisée, passée sur la rainuredu même cylindre, qui a une poulie plus basse, dans la-quelle une corde sans lin, après y avoir fait urr double tour,va mouvoir les cylindres 1 , 2,3, 4 ? en passant également parun double tour dans les rainures des poulies, de ces cylindres;cette corde sans-fin embrasse ensuite le grand tambour, et revientau cylindre o, en se dirigeant sur une poulie fixe r placée aubas de la mécanique. Cette poulie, que l’on peut descendre ouremonter à l’aide d’un écrou, donne le moyen de régler conve-nablement la tension de celte principale corde sans fin.
175. Une corde non croisée part de la poulie du grand tam-bour , va mouvoir le cylindre l; et une dernière corde croisée,donne le mouvement à la toile sans fin a a. Cette toile est chargéede coton lavé, séché légèrement, et bien également étendu; lemouvement est lent, le coton approche en même proportion; ilest continuellement saisi par deux cylindres nourrisseurs, quicommuniquent entre eux par un engrenage. Le colon, que cescylindres ont attiré, passe successivement d’un cylindre à unautre jusqu’au dernier, d’où les loquettes sont enlevées par lemoulinet à lames de fer-blanc : celui-ci les rejette sur un plan in-cliné, d’où elles passent sous un rouleau de bois cannelé, quiles roule sur la suite du même plan incliné, et donne aux lo-quettes la forme et la consistance qu’elles doivent avoir; elles