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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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PEIGNAGE. 65

et amalgament les filamens avec autant et même avec plus deperfection que la carde à la main.

Le lainage cardé et mélangé tombe sur un crible de fer-blancr r r qui relient les poils, mais qui laisse passer la poussière,les débris et les autres ordures.

CHAPITRE QUATRIÈME.

Peignage. ' " **'*- -

218. Le cardage est réservé aux matières lilamenteuses dontles brins ont ou doivent avoir une petite longueur; ainsi oncarde le coton, la laine courte destinée à la draperie, la bourrede soie et les duvets. Celles de ces matières, au contraire, dontles filamens doivent conserver la plus grande longueur possible,exigent le peignage. Le chanvre , le lin, les laines longues etlisses sont donc destinés à subir cette opération.

Peignage du lin et du chanvre.

2x9. Les cardes sont, comme nous lavons vu, des surfaceshérissées dune multitude de petits crochets de lil de fer, minces,peu saillans très-rapprochés , et ces crochets sont insérés dansdes lanières de cuir. Les peignes, pour le chanvre et le lin, exi-gent de fortes dents, droites , placées en échiquier et tailléesen losange. Les dents des grands peignes employés dans lescorderies ont jusquà treize pouces de longueur.

220. Dans lopération du peignage on se sert successivementde peignes de diverses grandeurs. Pour le lin, par exemple, lepeignage seffectue sur quatre sortes de peignes. Les dents duDes Machines propres à confectionner les étoffes. 9