66 PEIGNAGE.
premier, taillées en losange , ont par le bas une ligne encarré, sur trois pouces et demi de longueur ; celles des plus finssont rondes, grosses et longues comme des aiguilles à coudrela toile de ménage.
221. Les dents d’un peigne placées en échiquier sur sept ouhuit rangées, sont en fer ou en cuivre ; on les assujettit par leurgros bout dans une planche de bois dur , qui est ordinairementrevêtue d’une feuille de fer-blanc.
Le peignage du lin exige de l’adresse et de l’intelligence. Ondonne souvent le nom d e sercmeeur à l’ouvrier qui effectue cetteopération, et les peignes, dont il se sert, s’appellent serans.
Le seranceur tient une poignée de filasse entortillée autourde sa main droite, il lui donne un mouvement circulaire et faittomber l’extrémité de la poignée sur les dents du peigne, com-mençant par se servir du plus gros. S’il éprouve trop de résis-tance , il retire doucement la filasse, et il en engage une moindrequantité.
222. Lorsque la pointe est bien démêlée, il en engage uneplus grande longueur, et continue peu à peu jusqu’à ce que lafilasse passe sans difficulté entre les dents du peigne; aprèsquoi, tortillant autour de sa main la partie démêlée, il peignel’autre bout avec les mêmes soins. En passant successivementsur des peignes plus fins, la filasse se divise et acquiert toute lafinesse, la douceur et la souplesse qu’on veut lui donner.
223 . La filasse obtenue la première s’appelle le premier brin /on en plie les poignées en deux moitiés proprement tortilléesl’une sur l’autre pour former des paquets contenant la garnitured’une quenouille.
224. Le déchet resté dans le serans, se travaille de nouveaudans les peignes, et fournit encore un brin très-fin , maisplus court, qu’on nomme le second brin. Le reste est l'étoupe