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[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
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66 PEIGNAGE.

premier, taillées en losange , ont par le bas une ligne encarré, sur trois pouces et demi de longueur ; celles des plus finssont rondes, grosses et longues comme des aiguilles à coudrela toile de ménage.

221. Les dents dun peigne placées en échiquier sur sept ouhuit rangées, sont en fer ou en cuivre ; on les assujettit par leurgros bout dans une planche de bois dur , qui est ordinairementrevêtue dune feuille de fer-blanc.

Le peignage du lin exige de ladresse et de lintelligence. Ondonne souvent le nom d e sercmeeur à louvrier qui effectue cetteopération, et les peignes, dont il se sert, sappellent serans.

Le seranceur tient une poignée de filasse entortillée autourde sa main droite, il lui donne un mouvement circulaire et faittomber lextrémité de la poignée sur les dents du peigne, com-mençant par se servir du plus gros. Sil éprouve trop de résis-tance , il retire doucement la filasse, et il en engage une moindrequantité.

222. Lorsque la pointe est bien démêlée, il en engage uneplus grande longueur, et continue peu à peu jusquà ce que lafilasse passe sans difficulté entre les dents du peigne; aprèsquoi, tortillant autour de sa main la partie démêlée, il peignelautre bout avec les mêmes soins. En passant successivementsur des peignes plus fins, la filasse se divise et acquiert toute lafinesse, la douceur et la souplesse quon veut lui donner.

223 . La filasse obtenue la première sappelle le premier brin /on en plie les poignées en deux moitiés proprement tortilléeslune sur lautre pour former des paquets contenant la garnituredune quenouille.

224. Le déchet resté dans le serans, se travaille de nouveaudans les peignes, et fournit encore un brin très-fin , maisplus court, quon nomme le second brin. Le reste est l'étoupe