PEIGNAGE. 67
qu’on peut faire carder, lorsqu’elle est très-fine , et employerensuite à divers usages.
Machine à peigner le chanvre, par M. Porthouse, PL VII, fi g. 1, 2 et 5 .
225 . Les mécaniques à peigner le chanvre et le lin, imaginéesen Angleterre et ailleurs, n’ont encore donné que des résultatspeu satisfaisans. Celle inventée par M. Porthouse est une desplus remarquables par l’ingénieuse disposition de toutes ses par-ties j mais elle est compliquée , d’une difficile exécution, embar-rassante à manœuvrer, et elle paraît avoir le défaut commun àtoutes les mécaniques, connues de ce genre , céïïïT db donnerd’énormes déchets.
226. Le but de cette mécanique est de produire deux effetssimultanés, le premier consiste à peigner les bottes de lin et dechanvre que l’on soumet à son action ; le second consiste dans lecardage des éloupes produites par le peignage.
227. On sait que le peignage exige une série de peignes dontles dents décroissent progressivement de grosseur, M. Porthousea donc distribué, autour d’un cylindre (voyez fig. 2), des ran-gées de dents de différentes grosseurs. Au-dessus de ce cylindretournant indiqué par la lettre D, fig. 1 , se trouve un plateaucirculaire C sur la circonférence duquel sont disposées, à dis-tances égales, trois cavités jc dans lesquelles on fixe le boutd’une poignée de chanvre. Trois poignées se trouvent ainsi pen-dantes autour du plateau C. Que l’on suppose maintenant quele cylindre D et que le plateau C tournent en même temps, cedouble mouvement obligera les queues de chanvre de s’engagersuccessivement entre les dents du cylindre D.
228. Le peignage produit des étoupes, et ces étoupes setrouvant insérées entre les dents du cylindre D , il est évidentque ce dernier en serait bientôt surchargé , si on ne trouvait le