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leuses mettent, sur le bras qui soutient la quenouille , un mor-ceau d étoffé noire pour faire ressortir les brins de lin, s’aider àles distinguer et à juger de la grosseur du fil.
Rouet à va et vient sans épinglier , PL VII , fig. 4-
284 . Le rouet ordinaire, que nous venons de décrire, présentedes inconvéniens notables; on remarque que le frottement dufil, sur les épingles de l’ailette, rend sa rupture très-fréquente ;et que, lorsque le fil se casse, le bout se trouve tellement ca-ché dans les tours du même fil déjà renvidés sur la bobine,qu’on perd beaucoup de temps à le chercher. Plusieurs ar-tistes ont proposé des moyens de remédier à ces défauts ; ceuxque M. Antis a communiqués à la société d’encouragement deLondres , lui ont mérité une gratification de 35 guinées.
a85. La fig. 4 ? Pb VII, représente le rouet de M. Antis ,dans lequel il a supprimé l’épinglier, et a remplacé ce méca-nisme par un mouvement de va et vient fort ingénieux, qu’il aadapté à la bobine. Voici en quoi il consiste : l’extrémité del’axe horizontal de la grande roue a a est taillé en vis sans fin ,qui engrène avec une roue dentée b , au plan de laquelle est adap'tée une courbe en cœur. On voit la roue et la coui’be en cœurdessinées séparément fig. 5. La roue b a 120 dents; la courbeen cœur communique un mouvement d’oscillation au levier d d,mobile autour du pointa?. A cet effet, ce levier a une brancheou mentonnet, qui est tiré et poussé alternativement à chaquerévolution de la courbe.
286 . L’extrémité supérieure du levier d d est fourchue, etembrasse la broche de la bobine entre la noix y et la bobineproprement dite z. D’après ce que nous venons de dire , onconçoit que le mouvement oscillatoire du levier d d doit néces->-sairement communiquer à la bobine z un mouvement alternatif