Buch 
[7] (1820) Des machines qui servent a confectionner les étoffes / par J.-A. Borgnis
Entstehung
Seite
84
JPEG-Download
 

S* DES FILATURES,

de translation horizontale le long de la broche. Ce mouvementdonne la faculté de supprimer 1 epinglier, et il suffit de placerune seule échancrure à lextrémité de lailette h. On pourrait, àla rigueur, supprimer la seconde ailette k , mais elle sert à rem-placer lautre dans le cas son échancrure se casserait.

287. Leffet du va et vient, que nous venons dindiquer, estdenrouler les fils sur la bobine en lignes spirales, et en sens con-traire les unes des autres. Cette disposition offre divers avan-tages. 1°. Si le fil se casse, il est retrouvé et relevé sur-le-champ ;2°. la fileusegagne le temps quelle perd, en se servant des rouetsordinaires, pour changer le fil dun crochet à lautre sur lépin-glier. M. Antis prétend que le temps absorbé infructueusement parcette manœuvre estde plus de deux heures par journéede travail.

288. La broche t est soutenue, dun coté, par un œillet decuir adapté au montant fixe r, et de lautre par une poupée m ,qui a une branche fixe, et une mobile ; et cela pour pouvoirenlever la broche toutes les fois que la bobine est chargée de fil.La branche v tourne autour du point i : un crochet arrêtecette branche mobile, et la réunit à celle qui est fixe.

Rouet à filer la laine peignée, PI. VIII, fig. 1, 2 et 5 .

289. Une table a a , garnie de rebords, et élevée environ dunpied au-dessus du sol, sert de base à ce rouet : les deux mon-tans b, b , soutiennent la roue A, garnie de sa manivelle c. Cetteroue a environ deux pieds de diamètre, et sa circonférence estformée dune mince plaque de bois, repliée circulairement surelle-même, et dont la largeur est de trois ou quatre pouces.

290. La bobine B est, comme celle du rouet à filer le lin, com-posée de plusieurs pièces : la broche 1,1, que lon voit plus«üstinctement (fig. 2 ), a un pied environ de longueur, dont lamoitié environ est en saillie hors des marionnettes 2,2, qui