DES FILATURES. <%
lui servent de support. Les ailettes 3 , 3 , remplacent Yépinglier(271) du rouet à filer le lin, et elles ne sont point, comme celui-ci , garnies de plusieurs petits crochets. Un seul crochet enfileune des branches des ailettes ; il est mobile, et fixé sur un petitmorceau d’étoffe qu’on fait couler le long de la branche desailettes, où il est placé. On a adopté, dans ce rouet, les ailettesà crochet mobile, de préférence à l’épinglier, parce que la laine,plus molle et plus velue que le chanvre et le lin, s’y accroche-rait : elles remplissent d’ailleurs le même but, qui est de distri-buer également le fil sur la bobine. Lorsqu’on se sert de l’épi n-glier, on obtient cet effet en faisant passer successivement le fild’un crochet à l’autre ; et, quand on emploie les ailettes à crochetmobile, on fait aller et venir ce crochet.
291. La broche 1,1, porte, outre les ailettes, trois autrespièces , qui sont : la noix 5 , la bobine ou buhot 6 , et la mou-quette 7. Ces pièces sont représentées isolément fig. 2. La noix 5est en buis ; son diamètre varie de six à dix lignes, et elle a troisgorges : c’est sur une de ces gorges que passe la corde sans-fin,qui, d’autre part, enveloppe en partie la circonférence de laroue A.. La bobine ou buhot 6, n’est autre chose qu’un cylindrecreux, garni d’un rebord à chacune de ses extrémités -, le buhotest destiné à recevoir le fil qui s’enveloppe sur sa surface con-vexe , au fur et à mesure qu’il se forme.
292. La mouquette 7 est un petit cylindre d’os placé à l’ex-trémité de la broche : le fil traverse un petit trou x (fig. 2),creusé dans la mouquette, et ce petit trou remplace celui quiest formé dans la broche du rouet à filer le lin (270).
293. La broche est cylindrique dans les parties qui doiventtourner dans les supports, et est taillée carrément là où reposentles pièces qui lui sont annexées, pour qu’elles soient astreintesà n’avoir que les mêmes mouvemens de rotation.