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de plusieurs rouets simples mus simultanément par un mêmemote ur ; devant chaque rouet est assise une lileuse qui peut, àvolonté, agir sur une seule ou hien sur deux quenouilles à la fois.
3oi. M. Delfosse , ancien commissaire de marine, avait faitconstruire à "Venise quatre immenses rouets composés, autourdesquels trois ou quatre cents ouvrières pouvaient travailler. Cesrouets étaient mus par des roues à tympan («)dans chacune des-quelles quatre forçats agissaient en marchant. Les roues à tympancommuniquaient le mouvement aux rouets à l’aide d’une chaînesans lin qui agissait à la fois sur toutes les bobines, disposées ho-rizontalement sur (leux rangs parallèles. Chaque fileuse avait lafaculté d’arrêter le mouvement de sa bobine et de la remettre enaction toutes les fois quelle le jugeait convenable. Le local où lesroues motrices étaient établies se trouvait entièrement séparéde la salle des fileuses.
3oa. Les rouets composés doivent en général remplir les con-ditions suivantes :
1 °. Que chaque fileuse puisse, à volonté, suspendre l’actionde son rouet, sans que le travail des autres en soit nullementinterrompu ;
2 0 . Que chaque fileuse puisse, à volonté, procurer à sa bobineune vitesse plus ou moins grande.
Le rouet composé de M. Price, qui est un des plus anciensconnus, est encore un de ceux dans lequel ces conditions sontremplies avec plus de simplicité et de convenance. Cette ma-chine a été décrite par Roland de la Platiere dans l’Encyclopédieméthodique.
3o3. La fig. 6, PI. VII, représente un des rouets simples dont
(a) Les roues à tympan ont été décrites dans le volume intitulé Mouvementdes fardeaux , p. 53, et dans celui intitulé Composition des machines , p. 17 .Des Machines propres à confectionner les étoffes.
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