go DES FILATURES.
Ja réunion forme le rouet composé de M. Price. La bobine aest soutenue par un support mobile b b. Ce support n’est autrechose qu’une planche verticale, mobile entre deux rainurespratiquées dans le montant fixe c c y la planche b b peut doncavoir un mouvement d’élévation et de dépression; le premierlui est communiqué par le poids p ; le second par la pédale q.Voyons à quoi servent ces deux mouvemens. Que l’on supposequ’une courroie ou qu’une tringle soit mobile horizontalementau-dessus de la noix e de la bobine ; la planche ou support b best obligée par l’action du poids p, à monter, autant qu’il le faut,pour être soumise au frottement de la courroie ou de la tringle,et c’est ce frottement qui fait tourner la noix e, et conséquem-ment la bobine qui lui est annexée. Il est nécessaire que ce frot-tement ne soit ni trop grand ni trop faible ; car dans le premier casil absorberait une trop grande quantité de force motrice, et dansle second la bobine ne tournerait point, ou tournerait avec irré-gularité. Pour obtenir cet effet M. Price a rendu son poids va-riable à volonté, en le composant d’une petite cassette dans la-quelle on dépose des matières plus ou moins lourdes.
304. La pédale q agit en sens inverse, c’est-à-dire, quelle faitdescendre le support b b pour mettre la noix e de la bobine horsdelà portée de la courroie ou de la tringle mobile. Ainsi, toutesles fois que la ûleuse veut interrompre le mouvement de sonrouet, il suffit quelle comprime la pédale q , et aussitôt quelleest lâchée, le poids p fait remonter le support b b, et la rotationde la bobine recommence. Si la fileuse veut s’éloigner de sonrouet, elle comprime d’abord la pédale , et ensuite elle arrête lesupport b b à l’aide d’un crochet qui l’empêche de remonter.
305. Dans la machine de M. Price , cinquante rouets, sem-blables à celui que nous venons de décrire, étaient disposés surune circonférence horizontale d’environ 3o pieds ; une bande