De la figure des Orbites planétaires ? y
malies de commutation ou les angles M CT , & Ai C R ,fussent égaux, prouvoient que la ligne C R étoit plusgrande que CT , ôc CE plus grande que C D ; ainsile point d'égalité , autour duquel les mouvemens dela terre font sensiblement uniformes, & auquel fe rap-portoient les commutations égales Aï C £, AI C D , sui-vant la méthode de Tycho, n’étoit pas le centre Bde l’orbite terrestre, mais un point C placé de l’autrecôté du centre,
12 11. Képler trouva aussi, par le moyen des trian-gles T C M, R C AI , ou des parallaxes de Mars quenous venons de rapporter, la distance B C de 1837 par-ties, dont le rayon B D étoit cent mille, ( Kep/er ,paç. 130.) : or, Tycho avoit déterminé par beaucoupd’observations, que la distance totale Cô du soleil aucentre d’égalité, qui répond à l’équation du centre dusoleil étoit de 3584; il vit donc bien que le centre ducerc'e décrit par la terre, étoit entre le soleil S & lepoint d’égalité C, puisqu’il venoit de trouver C B àpeu-près égal à la moitié de C S.
C’étoit une découverte importante que d’avoir démon-tré ainsi la bissection de l’excentricité pour la terre,tandis que les anciens ne l’admettoient que pour les pla-nètes supérieures ; fans cela on ne pouvoit déterminerexactement les distances de la terre au soleil en dissé-rens temps de l’année, fondement essentiel de toutesies recherches suivantes.
Aprés avoir déterminé la position du centre d’égalité,
( Piwtfi œejuantis ), pour l’orbite de la terre, Képlersongea à le déterminer aussi pour l’orbite de Mars ,c’est-à-dire à déterminer son excentricité : voici la méthodequ’il employoit ; nous nous contenterons d’en donnerune idée, le détail en seroit trop long ; on pourra levoir dans l’ouvrage cité, où toutes ses tentatives, sescalculs, ses soupçons, ses erreurs, ses découvertes,sont expliqués fort au long. j reverdie
12 12. Soit L) (jîç. 66. ) le centre de l’excentrique ,-„cemr,dc-de Mars, HB /11 la ligne des apsides, soit A le centre à Mars.
Tome JE B F>s ' 66 ‘