De la figure des Orbites planétaires. IJ
par les côtés, c’est-à-dire, ovale, d’où suivoit évidem-ment la conclusion importante ôc fameuse que Képleren tira, ôc qui fut la premiere loi de Képler. haqv.e■plane hoc ejì , or bit a planetee non efl cìrculus , sed ingre-diens ad latera utraque paulatìm ; iterumque ad circuitamplitttdinem in perigeo exiens , cujusrnodi figurant itineriscvalem appellitant. (cap. 44. pag. 213. in fine.).
Cette ovalité de l’orbite de Mars fit conclure bientôtà Képler que cette orbite étoit une véritable ellipse ; carl’ellipse est de toutes les courbes alongées, ou ovales, laplus simple, Ôc celle qui se présente la premiere ; cela futconfirmé par l’examen des lieux de Mars observés danstoutes ses positions, qui se trouvèrent d’accord aussi bienque ses distances, avec les calculs faits dans 1 ellipse ordinaire.Cette conclusion que Képler étendit ensuite à toutes lesplanètes dans ses tables Rudolphines, s’est trouvée danstoutes également exacte ; elle s’est trouvée dans la fuiteêtre une conséquence nécessaire de l’attraction universelle ,comme nous le dirons dans le XXII e livre , en forte qu’ila été reconnu pour règle générale , que les fix planètesprincipales décrivent des ellipses dont le foyer efl au centre ditsoleil.
12 2 1. Le reste du livre de Képler est employé àconfirmer cette découverte par d’autres observations ôcpar d’autres genres de preuves ; à expliquer par des rai-fonnemens physiques la cause de cette ovalité , ôc àchercher les moyens de calculer l’équation dans une ellipsedont on connoîtroit l’anomalie moyenne. Nous ne suivronspas fauteur dans ces différentes tentatives, où l’on voiecependant briller le génie ôc l’imagination de fauteur ,mais il nous suffit d’avoir montré la route par laquelle ilétoit arrivé à cette belle découverte.
On a dû remarquer avec quelle sagacité Képler avoit sudiviser les questions,pour les résoudre chacune séparément,ôc choisir dans le nombre prodigieux d’observations queTycho lui avoit fournies, celles qui décidoientun élément,c’est-à-dire, un des points de la question, indépendammentde tous les autres. II avoit d’abord déterminé f excentricité
Képler prou*ve que l’or-bite de Marjest ovale,
Et ensuítéque c’est unoelliple.
Réflexionsfur la marchede Képler,