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Tome second.
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j6 ASTRONOMIE, Liv. VI.

de l’orbite terrestre ( 1209 ) par le moyen de deux observa-tions de la longitude de Mars, faites dans le temps quece; te planète étoit au même point de son orbite ; cetteexcentricité le mettoit à portée de connoître les autresdistances de la terre au soleil en différens points de son orbite.Connoissant les distances de la terre au soleil, il s’en étoitservi pour trouver celles de Mars au soleil, dans son aphélieôt dans son périhélie ; ce qui donnoit directement l’excen-tricité de son orbite (1214); enfin , il compara trois autresdistances de Mars au soleil, calculées dans un cercle dontl’excentricité étoit connue ; &c les trouvant plus longuesque les vraies distances observées, il en conclut que cesvraies distances appartenoient à une orbite plus étroite quele cercle ( 1220).

Képler avoit étélong-tempsà secouer le préjugé univer-sel des orbes circulaires ; il s’accuse lui-même du tempsconsidérable que lui avoit fait perdre cette fausse persuasion,fondée sur l’autorité générale de tous ceux qui l’avoientprécédé, ôc furies principes de cette métaphysique arbitrairedont on n’osoit s’écarter. Primus meus enor fuit vïam pla-net ce perse ft um ejfe circulum ; tanto nocentior temporis furquanta erat ab autoritate omnium Philofophorum injlru6lior ,cr Metaphyfcœ in fpecie convenientior , ( cap. 40 , p. 19 2 ).

La découverte de Képler fut contestée ôc rejettée d'a-bord par beaucoup d’astronomes , comme F avoit été lesystème de Copernic, ôc comme le fut ensuite l’attractionNevrtonienne ; l’inertie de la matière semble donner auxhommes une certaine difficulté à s’élever à des idées nou-velles ; il n’y a que ceux qui ont de la jeunesse , du feu &de la curiosité, qui les examinent & les reçoivent, en-core saut-il qu ils n’ayent pas honte de s’instruire ôc de seréformer.

Après que l’orbite de Mars eût servi à trouver les di-mensions de l’orbite terrestre, & la règle du mouvementplanétaire, les mêmes élémens lui servirent à trouver ceuxde toutes les autres planètes, il les trouva lui-même avecassez d’exactitude, au moyen des observations de Tycho ;Hc il s’en servit pour calculer ses tables Rudolphines.

1222.Ì