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Tome second.
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Aires proportionnelles au. Temps'. 23

suivant nies observations ; cela prouve que la distancedu soleil en hyver est à sa distance en été , comme 3 1'31" est à 32' 36" ; car les grandeurs apparentes d’unobjet éloigné font en raison inverse de ses distances( 1384) : le mouvement horaire du soleil en hyver estde 2^ 33" ; or 32' 36" : 3 i' 3 : : 2' 33" : 2' 28" ; ainsi

le mouvement horaire du soleil devroit être de 2' 28"en été , si ce mouvement horaire étoit en lui-mêmeconstant & uniforme, & que ses différences ne dépen-dissent que de l’éloignement du soleil ; cependant, parl’observation, ce mouvement horaire 11e se trouve que de2 1 23" ; il est plus petit qu’il ne devroit être dans cettesupposition : donc, outre les 5".de différence qu’il doity avoir entre les mouvemens horaires du soleil en été& en hyver à cause de ses différentes distances, il y aencore une différence réelle de 5", qui ne provientpas des distances, mais qui est un ralentissement véri-table dans le mouvement apparent du soleil ; donc ,le mouvement réel de la terre est effectivement pluslent dans l’aphélie que dans le périhélie. On voit mêmequ’il est en raison inverse des distances, puisque l’ontrouve 2' 23", au lieu de 2 1 28" qu’il y auroit, ensupposant le mouvement uniforme, c’est-à-dire, 3" pourl’excès du mouvement horaire en hyver fur le mouve-ment en été, indépendamment des 3" qu’il doit y avoir,2 raison de la distance du soleil qui est moindre enhyver; or 2' 23" est à 2' 28", comme 31' 31 7/ est à 32', c’est-à-dire, comme le diamètre en été est audiamètre en hyver , ou comme la distance en hyver està la distance en été ; donc le mouvement du soleil enété est au mouvement qu’il paroîtroit avoir s’il alîoittoujours uniformément, en raison inverse de sa distance.

La loi des aires proportionnelles au temps ayant étédémontrée par Képler pour le cas de l’aphélie & dupérihélie , óc se trouvant vérifiée d’aiileurs par un accord

f général entre les observations & le calcul tiré de cetteoi, nous pourrions la regarder comme prouvée astro-nomiquement, n’ayant pas encore traité des causes q tirdoivent produire cette loi z cependant nous allons