4 S ASTRONOMIE, Liv. VI.
grande équation. Si l’on a deux longitudes vraies de laplanète observées en G ôc en M, elles différeront en-tre elles de la quantité de sangle GFM , qui est lasomme des deux anomalies vraies ; mais la somme desdeux anomalies moyennes fera plus grande du doublede l’équation, puisque chaque distance vraie est pluspetite que la distance moyenne , de la quantité de laplus grande équation; il est aisé de calculer en touttemps la somme des deux anomalies moyennes, quoi-qu’on ne connoisse pas le lieu de l’aphélie A , parceque la somme de deux anomalies moyennes est égale aumouvement moyen de la planète , dans cet intervallede temps, ôc on le trouve aisément quand on connoîtla durée de la révolution ( 1161 ) ( a ) ; ainsi l’excès dumouvement moyen calculé , fur le mouvement vrai ob-servé donne le double de la plus grande équation,pourvu que l’on ait fait ces deux observations en AI 6cen G , c’est-à-dire , aux temps de la vitesse moyenne( 12J7 ). Ce fera le mouvement vrai qui fera le plusconsidérable , fi l’on prend la premiere observation avantle périhélie ôc la seconde après, comme dans l’exem-ple suivant ( 1261 ). Cette méthode se trouve dans M.Cassini ( Elémens d’aflron. p. 18 J. ) où elle n’est quela neuvieme, quoique la plus exacte.
1260. Pour discerner les temps ôc les observationsconvenables à cette recherche, un Observateur isoléqui ne connoîtroit en aucune façon la situation de 1 or-bite de la planète , n’auroit qu’à, rassembler un grandnombre de positions observées , les comparer deux àdeux, ôc voir combien le mouvement vrai observé dif-féreroit du mouvement moyen calculé pour chaque in-tervalle ; la plus grande de toutes les différences luidonneroit le double de la plus grande équation ; carentre une moyenne distance ôc l’autre , le mouvementvrai diffère du mouvement moyen à raison de l’équa-
( a ) Pour plus d’exactitude, c’est premieres approximations , on scla révolution anomalistique (1 j 11) scrt de la révolution tropique,dont il faut íe servir , mais dan- les
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