50 ASTRONOMIE, Liv.VI.
1262. Comme il est extrêmement rare d’avoír deuxobservations qui soient faites précisément dans les pointsAi & G de la vitesse moyenne, on ne trouve guèresdans un premier calcul la quantité exacte de la plusgrande équation ; mais après qu’on a trouvé à-peu-prèsl’équation & le lieu de l’apside ( 1279 ), on calcule pourles deux temps d'observations l’équation de l’orbite, &l'on calcule auilì la plus grande équation , ( 1257 ) ,on fait alors combien l’équation donnée par les obser-vations , devoit différer de la plus grande ; c’est ainsique dans l’exemple précédent M. de la Caille avoit trou-vé 18", 6 , qu’il falloir ajouter pour avoir la véritablequantité de la plus grande équation*
I 2 6 3 • On peut aussi trouver la plus grande équa-tion fans connoître le lieu de l’apfide , il n’y a qu’àprendre pour époque une longitude quelconque ôc luicomparer beaucoup d’autres longitudes pour avoir lqmouvement vrai observé ; on calculera pour chacunde ces intervalles le mouvement moyen par les tables,on aura des différences additives, & des différencessoustractives, la plus grande différence additive & laplus grande soustractive étant ajoutées donneront le dou-ble de la plus grande équation de l’orbite , pourvu quel’on ait eu des observations faîtes fur un affez grandnombre de points pour que les deux points de la plusgrande équation s’y soient trouvés. Nous nous servi-rons de cette méthode pour trouver le lieu de l’apfidedu 4 e . satellite de Jupiter , dans le livre XVIII e .
1264. Quand on a trouvé par observation la plusgrande équation , &’ qu’on veut en conclure l’excentri-cité, le plus commode est d’employer une règle defauffe position, ou de supposer d'abord connue l’excen-tricité que l’on cherche, pour en conclure la plusgrande équation ( 1257). Si elle se trouve trop grandeon diminuera l’excentricité supposée, & l’on recom-mencera le calcul ; cette méthode de déterminer l’ex-centricité par le moyen de la plus grande équation estsouvent plus commode que celle dont se servit Képler