68 ASTRONOMIE, Liv. VI.
qu’on a supposé le lieu de l’aphélie trop près de Inob-servation faite dans la moyenne distance.tìg. 7j. 12 8 5 - En este t, soit une planète en B , ( fìg. 73. )
dans fa moyenne distance, ayant comme Jupiter y°pd’équation du centre , 8c en D à 6° de son aphéliesupposé connu à peu-près, ayant un demi-degré d’équa-tion du centre , la différence de ces deux équations est5 0 ; c’est la quantité dont le mouvement moyen doitsurpasser le mouvement vrai dans l’intervalle de deuxobservations. Je suppose que les deux points B ôc Dsoient éloignés l’un de l’autre exactement du quart dela révolution de Jupiter en temps, ( environ trois ans ),en sorte que le moyen mouvement soit de 90°; le mou-vement vrai doit être, suivant le calcul précédent, de-85°, c’est-à-dire, plus petit de 5° que le mouvementmoyen, & je suppose que par l’observation on l’eûttrouvé de 86°, plus petit seulement de 4 0 que le mou-vement moyen , c’est-à-dire , moins différent du moyenmouvement que suivant le calcul ; alors je raisonneainsi : en éloignant dans mon calcul l’aphélie A del’observation faite en B , l’équation en D se trouveraplus grande, étant plus loin de l’aphélie ; mais l’équa-tion en B ne changera pas sensiblement, parce que versles moyennes distances l’équation ne varie presque point ;ainsi la différence des deux équations en D ôc en B,deviendra moindre qu’elle n’étoit dans la premiere sup-position, ôc elle approchera davantage de l’observation,suivant laquelle on vient-de supposer qu’il n’y avoit que4° de différence entre le vrai 6c le moyen mouvement,au lieu de 5° qu’on avoit trouvés par le calcul.
Ainsi cette différence entre le vrai 6c le moyenmouvement, trouvée trop grande par le calcul, m’ap-prend que le lieu de l’aphélie supposé dans ce calcul,étoit trop voisin de ^observation B ; on peut l’en éloi-gner de quelques minutes pour voir ce qui en résul-tera sur la différence du mouvement vrai au mouve-ment moyen , ôc par une ou deux tentatives trouverenfin le lieu de l’apside A , qu’il faut employer pour