De P Aphélie d'une Planète'. 69
que la différence calculée soit d’accord avec la diffé-rence observée.
1286. La troisième méthode pour trouver le lieude l’aphélie d’une planète, a lieu pour Mercure oupour Vénus, ( 1317) c’est celle que j’ai donnée dans lesMémoires de l’acad. pour 17 66, à l’occasion de mathéorie de Mercure, ôt qui m’a fait trouver soit pourles temps les plus anciens, soit pour le temps où noussommes, le lieu de l’aphélie de Mercure. Je supposequ’on ait observé la plus grande digression de Mercuredans le temps qu’il est à ses moyennes distances dusoleil, & que la distance ou le rayon vecteur changerapidement ; si l'on connoît déja la moyenne distance6t l’excentricité , l’on calculera facilement à quel endroitil faut placer l’aphélie, pour que le rayon sur lequel setrouve la planète, soit précisément de la longueur con-venable à la digression observée.
Soit C ( fig. 73 ) le lieu de Mercure dans sa moyennedistance, vu de ia terre T sur le rayon T C qui tou-che sorbitc, la plus grande digression étant alors san-gle ST C , & la distance à l’aphélie A SC. Si dans lestables dont nous nous servons le lieu de l’aphélie étoitmal indiqué, ensorte que l’aphélie y fut marqué en D ,en faisant avancer le point D en A la ligne SC arri-veroit en S G , & l’élongation de Mercure seroit égaleà sangle &TG , plus grande par conséquent que sélon-gation STC\ si donc on a trouvé par le calcul des tablesune élongation trop petite , il n’y a qu’à rapprocherl’aphélie du lieu de l’observation en laissant toujoursMercure à la même longitude ou fur la même ligneSFG , ou si l’on veut en conservant la même longi-tude moyenne. Ainsi dans le cas ou l’on veut augmen-ter l’élongation pour accorder les tables avec l’obser-vation, il faut augmenter le lieu de l’aphélie, si l’ano-malie est moindre que 6 signes , le diminuer si Mer-cure est dans les six derniers signes de son anomalie,Un degré d’erreur dans le lieu de l’aphélie change de770 la distance au soleil ; 6 c comme la plus grande di-
Troisiem
méthode,
Fig. 73.