yo ASTRONOMIE, Liv. VI.
gression est alors d’environ 2t°, il en résulteroit y'd’er-reur sur cette digression ; or certainement on peutl’observer à 15 ou 20 secondes près , donc alors ondoit connoître le lieu de l’aphéiie de Mercure à 3 ou 4minutes près , par le moyen de la plus grande digressionobservée entre 3 ôc 4 signes , ou entre 8 ôt 9 signesd’anomalie moyenne.
Le 24 Mai 1764 à 8 h 7' y o" temps moyen, j'ob ser-val la longitude de Mercure 2 S 26° yo ; z y", il étoitalors dans fa plus grande digression à 22 0 yi' 12" dusoleil, notre rayon visuel touchoit son orbite à lamoyenne distance vers p s 8° d’anomalie ; je calculaicette longitude par les tables de M. Halley, ôc je latrouvai trop grande de L 14"; mais en augmentant dansces tables la longitude de l’aphélie de 14' f sans chan-ger la longitude de Mercure , l’anomalie devenoit pluspetite aussi bien que le rayon vecteur, l’élongation deMercure devenoit aussi moindre , ôc la longitude deMercure se trouvoit d’accord avec Inobservation ( Mém.acad. 17 66, pag. 4y8 ) delà il s’ensuit que la longi-tude de l’aphélie , étoit trop petite dans les tables deM. Halley, aussi je l’ai augmentée de 10' dans mes ta-bles, 6c je l’ai supposée de 8 S 13 0 49^ z o" pour 1764.Ayant calculé de la même maniéré les 1 6 observationsanciennes de Mercure qui font rapportées dans l’alma-geste de Ptolomée , j’ai reconnu qu’il y avoit plusieursdegrés à óter du lieu de l’aphélie que les tables don-noient pour ces temps-là ; ainsi le 2 y Avril 261 ans avantJ. C. à 4 h 31', temps moyen au méridien de Paris,la longitude de Mercure fut observée de i S 23 0 40' queje réduis à i s 2? 0 8', a cause de l’erreur des tables& du catalogue de Ptolomée (918)/ le lieu du soleildevoir être alors o s 29 0 49', 6c l’élongation 23 0 19';tandis que par les tables de M. Halley, elle n’auroitété que de 22° 23', c’est-à-dire plus petite de y6^; enAugmentant de 18" le mouvement annuel de l’aphéliede Mercure, 6c le supposant à 7 S 4 0 8' de longitudefour ce temps-là, l’erreui n’est plus que de n', ce qui