Son mou-vement est deplus de 70 se-condes paran-nce»
96 ASTRONOMIE, Liv. VI.
à i8 h 6 ', l’aphélie de Mercure étoit à 8 S 12 0 22^ 25";il trouve qu’en supposant le mouvement de l’aphélie dei' 20" par année, il représente assez bien les passagesde 1631 , 1672, 172z Lc 17;<5. Mais j'ai déja remar-qué que tous ces passages arrivent vers les mêmespoints de l’orbite , car celui de 1661 étoit le seulqu’oneût observé dans la partie opposée, c’est-à-dire, dansle nœud descendant qui est vers io s 20° d’anomaliemoyenne ; ainsi l’on ne pouvoit guère s’assurer que cemouvement de l’aphélie satisferoit également aux ob-servations faites dans d’autres points de l’orbite : M.Cassini observe lui-même, ( pag. 6 12 ), que deux hy*
Í jothèses qui diffèrent entre elles de i° 30' pour leieu de l’aphélie, & de 32' pour la plus grande équa-tion , ne laissent pas de représenter toutes les deux avecune égale précision ces sept observations ; ce qui prouvequ’elles n’étoient pas faites dans des points de l’orbite deMercure, assez dissérens les uns des autres , pour biendéterminer le lieu de l’aphélie; on ne doit donc pas êtresurpris que M. Halley ait représenté également bien lesmêmes observations, en réduisant à $2"7 au lieu de 1'20" le mouvement annuel de l’aphélie de Mercure. Sui-vant les recherches que j’ai données fur cette matièredans les mémoires de l’académie pour iy $6 ,pag. 2 66,j’ai trouvé le lieu de l’aphélie de Mercure, le 6 Mai17J3 » de 8° 13' plus avancé de p'seulement quesuivant les tables de M. Caíïxni, ou de 2 6 ' plus avancéque suivant M. Halley, ce qui sembloit prouver quele mouvement annuel de l’aphélie de Mercure étoit unpeu plus grand que dans le* tables de Halley; maispour s’en assurer il falioit discuter des observations faitesdans d’autres points de son orbite, & sur-tout dans lesapsides & les moyennes distances ( 1267, 1286 ).
I 3 I 6 . On trouve dans Ptolomée quatorze obser-vations de Mercure , faites dans les plus grandes digres-sions , & qui seront rapportées à la fin de ce VI e . liv.Je les ai toutes discutées avec le plus grand foin, &«juoiqu’il y en ait deux qu’on ne peut absolument con-cilier