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ASTRONOMIE, Liv. IX.
De la parallaxe d u Soleil,& de sa dijïance à la terre.
17 ^ 0 . Après avoir vu combien les anciens s’étoient• trompés fur la distance de la lune à la terre , (1655)quoique facile à déterminer; on ne fera pas étonné devoir qu’ils n’eussent aucune idée de celle du soleil, dumoins avant le temps d’Hipparque. C’est sur-tout icique les anciens dévoient dire comme Pline, lncomperta.hœc & inextricabûia , fed tara prodenda quam sunt pro-dita.... Nec ut menfura , id enìtn velle pene démentis otiiefì , Jed ut tantùm œflimatio conjetfandi confie t animo. ( Lib .ÌJ , c. 23 ).
Les opinions anciennes fur la distance du soleil à laterre sont rapportées dans Plutarque, ( De placìtis Phi/.III, 31); & dans Pline ( Lib. II , c. 21), on voit quePythagore supposoít le soleil trois fois aussi loin que lalune, c’est-à-dire, 1 6 ou 18 mille lieues, au lieu de 32millions qu’on a trouvé de nos jours.
1721. Pofidonius, contemporain de Pompée, don-noit au demi-diamètre de la terre 38182 stades, suivantle calcul du P. Riccioli, & à la distance du soleil502000040, c’est-à-dire, 13141 demi-diamètres de laterre, au lieu de 22918 que nous trouvons actuellement;cette opinion étoit assez approchante du vrai, mais onne peut l’attribuer qu’au hazard d’une heureuse conjec-ture. II faut même supposer une interprétation favora-ble du texte de Pline , pour trouver cette distance.siexacte , je vais rapporter le passage en entier. Pofido-nius non minus 40 ftadiorum a terra alxitudinem esse inquâ nubila ac venti nubesque proveniant. ... Jed a tur-bido ad lunam vicies centvm millia Jìadiorum , inde adfolem quinquìes milites. Eo fpatio fieri ut tam immensa ejusmagnitvdo non exnrat terras. L’expression quinquies mil-les qui exprime la distancé de la lune au soleil signi-fie 5000 stades, suivant quelques commentateurs; mais