De la Parallaxe dti Soleil. 405
de io', par conséquent on ne sauroit l’appercevoir nile mesurer en observant la partie éclairée de la lune.
Pour faire bien sentir la vérité de cette objection,rappelions nous que la partie visible de shémisphèreéclairé de la lune est égaie au sinus verse de sangle( 1409 );& supposons que sangles soit plus grand deíio minutes que sangle droit, comme li sangle à laterre ST y étoit lui-même un angle droit ; le sinus versede 10 minutes est de 29 parties, le diamètre étant de20 mille, ce qui ne fait que 1" 7 ; ainsi la partie lu-mineuse que nous voyons , n’aura augmenté que de 2^7,nous ne verrons fur le disque lunaire aucune différencesensible, la lune paroîtra aussi bien dichotome que lors-qu’elle étoit exactement en quadrature, cependant alorsl’élongation T fera de 90°, & sangle V étant supposéde 90° , puisque la lune sera dichotome, on trouverazéro au lieu de 10 minutes pour la valeur de sangleS. II feroit également possible de trouver une quantiténégative, c'est-à-dire, moins que rien, pour la paral-laxe du soleil.
1724* Cependant Vendelinus ayant observé souventà Majorque , en 1650, ces quadratures de la lune le ma-tin & le soir, trouva que la dichotomie de la lune arri-voit lorsque sangle étoit de 89° 45;' & même un peuplus grand , d’où il tira cette conséquence très-vraieque sangle LST n’étoit pas de 13', ni la parallaxe ditsoleil de (Ricc. Almag. I, 109 ôc-731). D’un au-tre côté le P. Riccioli, après beaucoup de pareillesobservations assuroit que sangle au soleil étoit de 30'ou différent de très-peu de minutes; il suppofoit laparallaxe de 28" à 30", il ne pouvoit pas encore se ré-soudre à la faire aussi petite que savoient fait Posidoniusfie Vendelinus ( Almag. I, 734). De là il résulte quela méthode d’Aristarque pouvoit bien nous apprendreque la parallaxe du soleil n’étoit pas au-deffus d’unedemi-minute; mais il étoit difficile de s’assurer d’une plusgrande précision.
1 7 2 5 » Ptoloméç employa pour déterminer la dis-