io 3
» qu’on l’avoit estimée. Ce ne fut pas là» pourtant le plus grand obstacle qu’il fallut» surmonter.
» Les premières difficultés commencèrent» à la rivière d’Ognon. Le P. Mourgues, jé-» suite, mathématicien habile, vouloit qu’on» suivît la route , où le Canal passe aujour-» d’hui, entre le rocher de Pech-Laurier et» la rivière d’Aude . M. deClerville, qui avoit« été opposé à ce que le Canal passât du côté» de Marseillette , vouloit qu’on abandonnât33 le chemin d’Argens, de Roubias, de Paraza,33 pour traverser la rivière d’Aude dans cet33 endroit , en se servant d’une chaîne de33 rochers, qui forme une espèce de chaussée3> au travers de cette rivière. Ce passage avoit» l’avantage de mettre le Canal dans une33 plaine ; mais outre qu’il falloit ensuite re-33 passer l’Aude , il se présentoit d’autres33 inconvéniens. M. Gilade , un des ingé-33 uieurs , soit pour les éviter , soit pour33 profiter de ces disputes pour rapprocher33 le Canal de Narbonne sa patrie, proposoit33 de le pousser vers Saint - Marcel, et de33 le conduire de - là vers Capestan . Mais33 Riquet décida enfin la question, en faisant33 soutenir le niveau du Canal, le plus haut